RSS
RSS



 

i became insane with long intervals of horrible sanity (cos)

 :: Connaître le Monde :: Se présenter :: les admis Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Clara O. Stahlbaum
barely alive ☽ i'm a mess.
avatar
Écus d'Or : 100
Âge : vingt ans (pour clara) + indéterminé (pour sally).
keep you off my mind.
Mon Histoire : Sally est la pulsion meurtrière de Clara. Clara est l'humanité de Sally. + Sally s'était faite piéger par la Fée Dragée peu de temps après son départ d'Halloween Town et ses nombreux crimes. + Clara eut une vie parfaite jusqu'à ce que sa route croise celle de la Fée Dragée. À son tour, elle s'est faite piéger, d'une autre façon. +
Schizophrénie : elsa s.-bludvist ; s.-robyn w. brixton.
Messages : 101
Date d'inscription : 05/07/2017
Localisation : forêt enchantée.
Mer 5 Juil - 23:50

Stahlbaum, Clara Olivia.

are you insane like me, been in pain like me ?


nom. Stahlbaum.
prénom. Clara, Olivia.
âge. Vingt ans pour Clara, vingt ans d'apparence donc. Mais Sally existe depuis de nombreux siècles.
conte. Casse-Noisette et The Nightmare Before Christmas.
personnage. L'adorable Clara Stahlbaum et Sally la poupée cassée.
date et lieu de naissance. Sally n'est pas vraiment née, elle a été créée par les mains du Dr Finkelstein à Halloween Town la même année où Clara a vu le jour. Clara elle, est née et a mis fin aux jours de sa mère dans le manoir familial, joliment perdu dans le Merveilleux, non loin du royaume de Corona.
situation. Célibataire. Sinon, coincée dans une relation forcée avec un monstre.
orientation. Hétérosexuelle.
fonction/profession. écrire ici
pouvoir(s).
+ métamorphose monstrueuse.
+ rage primitive.
objet(s) magique(s). Un pendentif représentant un flocon de neige, dernier cadeau de Drosselmeyer. Il est supposé être magique en fait, mais Clara n'en a pas encore trouvé la fonction. Elle le porte seulement toujours sur elle, au cas où.
groupe. Les fidèles.
avatar. Kaya Scodelario.

Anecdotes

Elle est toute pleine de TOCs. Mais tu en as d'autres. + Elle a l'air de s'attirer tous les problèmes du monde. Dès que quelque chose pourrait tourner mal, ça tournera forcément mal. Tout ça c'est seulement parce que j'ai décidé de te pourrir la vie, pauvre fille. + Devenue grossière. Et tu diras que c'est de ma faute. + Clara dessine et écrit beaucoup. Dans l'incapacité de vivre la vie qu'elle aurait rêvée, elle la vit au travers de ses créations ou de ses histoires. Dommage que ses oeuvres disparaissent quand je reviens. Mauvaise habitude de la destruction, sans doute. + Clara n'aspire maintenant qu'à une seule chose : mourir. Tout ça parce qu'elle pense que c'est son seul moyen de se débarrasser de moi. Alors que toutes les portes pourraient s'ouvrir à elle si seulement elle assumait sa condition. + Clara est une résistante. Mais on se fiche un peu royalement de son avis, elle vit trop peu pour que l'on se soucie d'elle. Elle aurait penché pour le camp des fidèles, peut-être que l'on se serait intéressé à elle. Mais ce n'est pas le cas.

questionnaire.

Votre avis sur la magie ?
Pour Clara, si elle peut paraître belle au premier abord, c'est une véritable saloperie. La plus belle des fées peut vous proposer une aide pour quelque quête, et vous l'avez dans le cul. C'est parce que Clara s'est fiée au joli sourire de la Fée Dragée qu'elle a rencontré Sally et n'a plus su s'en débarrasser. La magie peut revêtir la robe la plus brillante, ça n'en reste pas moins un piège. Si certains n'arrivent à en tirer que du bon, c'est qu'ils ont de la chance. Mais Clara connaît trop bien les conséquences d'une magie même plus ou moins maîtrisée. Je suis de l'avis de Clara, en quelque sorte. On ne sait jamais à quoi s'attendre avec la magie. Mais contrairement à elle, et ayant vécu et grandit dans l'horreur, je peux vous dire que je me méfie de tout ce qui est beau. Quant aux magiciens, il ne faut se fier qu'à ceux qui savent vraiment utiliser leurs pouvoirs. Et ces gens-là, on ne les trouve que dans les grandes têtes du camp des fidèles.

Quelle était votre place avant le conflit avec The Witch ?
Clara était plus ou moins pour la magie, en voyant ce que la Fée Dragée avait fait de son royaume merveilleux. Mais il avait fallut que Sally arrive pour qu'elle change d'avis. J'avoue avoir haï la magie. Pour avoir été enfermée tout ce temps dans une boîte à la con, j'ai eu le temps de projeter toute ma haine sur cette chose et tous ceux qui la possédaient. Mais avec l'arrivée des conflits, j'ai préféré la sagesse dans le choix de mon camp. Je n'avais pas envie de me retrouver enfermée à nouveau pour que l'on me taise. J'ai pris le camp qui avait vraiment le pouvoir, j'ai trouvé le moyen de me développer dans le corps de Clara et de servir pour les plus grands. De plus, être avec eux m'avait permis de faire couler des litres de sang, de développer ma créativité en matière de meurtres et tortures. Et même s'il y a eu une incroyable chute démographique depuis l'Exil, mes activités n'ont pas changé. Elles ont simplement réduit. On verra le jour où l'on me permettra de visiter Riorim...

Pourquoi ce camp ?
Clara n'a pas vraiment eu le choix. Elle est beaucoup trop faible à présent pour imposer sa volonté au parasite qui a pris le contrôle sur elle et tout son corps. Mais si son avis avait de l'importance, elle passerait son temps du côté des résistants. Elle ne peut même plus se tourner du côté de The Witch pour lui demander de lui retirer Sally, puisque celle-ci s'est fait une bonne place dans le camp. Je l'ai déjà dit, question de sagesse et de claustrophobie. Et puis j'avais moi aussi besoin d'aide magique pour me débarrasser au mieux de la précédente locataire de ce corps. Sans compter la montagne d'actes sanguinaires que l'on me prêtait bien gracieusement.


crackle bones


Derrière l'écran
pseudo. slitea toves.
prénom. Laurie.
âge. Presque la majorité à l'internationale.
pays. Paris Hihi
fréquence de connexion. Aussi souvent que j'y pense.
inventé ou scénario. Réinventé <3
comment avez vous connu le forum. Je sais plus What a Face
code du règlement. Je sais plus non plus What a Face What a Face
commentaires. Je sais plus ce que je voulais dire.
Revenir en haut Aller en bas
Clara O. Stahlbaum
barely alive ☽ i'm a mess.
avatar
Écus d'Or : 100
Âge : vingt ans (pour clara) + indéterminé (pour sally).
keep you off my mind.
Mon Histoire : Sally est la pulsion meurtrière de Clara. Clara est l'humanité de Sally. + Sally s'était faite piéger par la Fée Dragée peu de temps après son départ d'Halloween Town et ses nombreux crimes. + Clara eut une vie parfaite jusqu'à ce que sa route croise celle de la Fée Dragée. À son tour, elle s'est faite piéger, d'une autre façon. +
Schizophrénie : elsa s.-bludvist ; s.-robyn w. brixton.
Messages : 101
Date d'inscription : 05/07/2017
Localisation : forêt enchantée.
Mer 5 Juil - 23:50

1.

hey girl, open the walls, play with your dolls.



we'll be a perfect family.
La charcuterie avait commencé depuis une bonne heure maintenant. Des morceaux de bras et de jambes gisaient encore sur le billard, inanimés. Le travail prenait forme, pas vie. Docteur Finkelstein avait travaillé pendant des mois sur la réalisation de son projet, et il en venait presque à bout. Il donnait la vie seul, seulement aidé de ses mains. C’était censé être une belle chose. Mais tout ce qu’il arrivait à créer de ses mains, c’était la souffrance. La peine chaque fois que l’aiguille traversait ce qui devait faire office de peau. Quelques points de suture. La pointe glacée et sadiquement piquante se faisait de plus en plus sentir, toujours plus glacée, toujours plus sadique. La douleur. C’était ainsi que l’on voyait le jour. Dans la peine, dans l’envie sourde d’hurler, encore incapable d’émettre le moindre son. Dans le supplice. Dans la moiteur et l’humidité d’une cave en sous-sol, à l’abri des regards indiscrets et des petits curieux. C’était le secret du Docteur, cela devait le rester. La main était experte, elle savait ce qu’elle faisait, elle avançait sûrement et en causant toujours plus de douleurs à sa victime afin de la façonner. De façonner son oeuvre. Chaque petit détail avait été pensé et repensé, il n’y avait pas de possibilité d’obtenir autre chose qu’un bout de perfection. Finkelstein était enfin prêt à donner vie à sa créature, à sa chose comme il l’appellerait plus tard. Ce n’était pour l’instant qu’un vulgaire rembourrage de cotons dans une peau de tissus salis et récupérés là où personne n’en voulait plus. C’était une sculpture dégoulinante et molle, une poupée de chiffon à son goût. Sa poupée. Son jouet. Et il ne l’avait pas encore tout à fait acquise, qu’elle en souffrait déjà.

J’étais née. Un premier souffle, un premier cri. Un hurlement, en fait. Pas de case départ, pas de famille, je n’avais qu’un seul maître. Je partageais un morceau du coeur effrité de ce dernier, animée par ses mêmes envies et motivations. J’étais née à Halloween Town, les chances étaient minces pour que je sois la femme adorable comme il en existe beaucoup ailleurs. Je n’avais aucune éducation, et je n’en avais pas besoin. Je n’avais qu’une seule règle, et pas des moindres. Je devais obéir au doigt et à l’oeil à mon créateur. Ce qui consistait à m’occuper de toutes les tâches ingrates dont il ne voulait plus. Lui souhaitait se donner corps et âme à ses inventions, et moi je devais faire tout le reste. Le nourrir, le servir, l’accompagner dans son lit, le soulager de tous les gestes quotidiens pouvant être effectués par d’autres mains. Il n’avait qu’à se laisser aller et développer son imagination. Je n’avais qu’à me taire parce que je lui devais tout. Aussitôt créée, aussitôt oubliée. Il était passé à autre chose. Créer de nouveaux êtres, fabriquer de nouveaux monstres. Il en nourrissait déjà un. Je n’avais aucun divertissement, ma vie était consacrée à servir la sienne. Je trouvais mes seuls amusements dans la chasse, que je pratiquais afin de remplir son assiette quatre fois par jour. Si je tuais d’abord pour nous nourrir, je commençais petit à petit par y éprouver un certain plaisir. J’y perdais parfois trop de temps, à jouer avec mon repas, le taquiner, le torturer, le tuer à petit feu, faire couler le plus de sang possible, repeindre les racines de la forêt sombre. M’empêchant de m’épanouir de quelque autre façon, m’interdisant de fréquenter les rues, les autres et les fêtes, j’étais devenue cruelle avec tout ce que je voyais bouger. Contrainte de rester loin de la vie, j’étais furieuse contre celle-ci et la punissait chaque fois que l’occasion m’en étais donnée. J’étais impulsive, n’écoutant que mes propres idées quand elles se présentaient. Je parvenais à peine à obéir encore à Finkelstein
J’ai vécu des siècles ainsi. Immortelle, réparée chaque fois que j’étais déchirée, rafistolée à chaque blessure. C’était la manière qu’avait Finkelstein pour me faire comprendre qu’il tenait à moi. Mais. J’étais la première expérience. L’expérience ratée. Le gros brouillon avant la succession assurée de chefs-d’oeuvre, de modèles plus perfectionnés, plus adorés par l’artiste. J’avais finalement découvert sur quoi travaillait mon maître, enfermé depuis toutes ces semaines dans son bureau. Ses plans de créations ne cessaient de s’améliorer, des détails futiles étaient corrigés, des fonctions étaient ajoutées. Je n’étais qu’un prototype de base. Ce n’était plus la frustration qui animait mes désirs sanglants, c’était alors la jalousie. Je n’étais plus l’unique, je n’étais que le début de quelque chose. Mon maître n’était pas à moi, mais à ses oeuvres d’art. Une fois réalisée, une fois presque accomplie, il s’était lassé de moi, il était passé à autre chose. Et j’étais d’autant plus frustrée que je n’avais nulle part où aller. Je me suis toujours sentie bloquée, n’étendant ma parcelle de liberté qu’à la forêt alentour.

Où donc irais-je ? Je suis partie dans un éclat, sur un coup de tête. J’aurais pu ne rien dire, j’aurais pu ne rien faire, seulement préparer un bagage léger et fermer la porte derrière moi. Mais j’avais ce côté théâtral. Je ne résistais pas à la mise en scène. C’était quelque chose de beaucoup apprécié à Halloween Town d’ailleurs. En fait, je n’avais pas fait grand chose au docteur personnellement, ou à sa maison. Mais plutôt que de lui laisser une lettre, un mot d’adieu, j’ai massacré tous les projets qu’il avait entamés. Je suis partie. Laissant derrière moi une traînée de cadavres de femmes monstrueuses - comme on n’en trouvait que par chez nous. J’étais à ce moment un Petit Poucet sanguinaire. Les regards vides de vie n’allaient que vers une direction : la sortie tant attendue. J’avais bien l’intention de connaître de nouvelles frontières, de les dépasser elles aussi, de répandre l’esprit de notre village par-delà ces terres inconnues. J’étais la terreur du continent. On parlait d’abord d’un tueur en série, mais devant l’incapacité des autorités, je m’élevais sans être connue au titre de légende. Et quand j’estimais que j’en avais trop fait pour continuer d’assouvir ma soif de sang sans être attrapée, je prenais le premier bateau venu et recommençais tout à zéro… ailleurs.

Je terminais mon périple au Nord de la Forêt Enchantée, terres piégées dans la magie. Entre les merveilleux espaces verts, aussi riches en diversité qu’agréables à la vue, et les étendues de grands blancs immaculés des territoires du Nord, limitrophes au continent de la déjà célèbre Reine des Glaces. Cela faisait quelques jours que j’avais recommencé mon jeu. On parlait déjà d’un genre de vampire assoiffé dans le village voisin à ma cabane de fortune. C’était absurde. Je ne me nourrissait pas de mes victimes. Je me nourrissais de mon jeu. Je n’avais pas besoin de remplir un estomac, je n’en avais pas. Mais on mettait de l’ail aux fenêtres et aux portes, on dormait avec un pieu aiguisé pour se donner l’espoir d’avoir assez de pouvoir pour tuer le cauchemar. Mais toutes ces babioles ne me firent aucun effet. Peut-être tirais-je un sourire amusé lorsque j’en croisais. C’est autre chose qui causa ma perte… ou me donna une seconde chance ? Nous verrons plus tard. Je contemplais mon oeuvre. Trois grandes flaques de sang sur une couche de neige presque impeccable, à peine souillée par des traces de pas. Quelques gouttelettes reliaient les cadavres entre eux. Puis une orbe de lumière vint parfaire le tableau. C’était inattendu, je m’inquiétais de la suite. À raison. Une grande femme, l’allure princière d’une sucette aux fraises, prit la parole. « J’ai besoin de toi, » me disait-elle. Elle ne me servit pas plus d’explications, mais se contenta d’ouvrir une boîte. Je perdis toute conscience alors, mon âme était aspirée par le fond de son coffret, et toute mon énergie ne me suffisait pas pour contrer cette force. Je n’avais plus que ma conscience pour me savoir toujours en vie.

crackle bones
Revenir en haut Aller en bas
Clara O. Stahlbaum
barely alive ☽ i'm a mess.
avatar
Écus d'Or : 100
Âge : vingt ans (pour clara) + indéterminé (pour sally).
keep you off my mind.
Mon Histoire : Sally est la pulsion meurtrière de Clara. Clara est l'humanité de Sally. + Sally s'était faite piéger par la Fée Dragée peu de temps après son départ d'Halloween Town et ses nombreux crimes. + Clara eut une vie parfaite jusqu'à ce que sa route croise celle de la Fée Dragée. À son tour, elle s'est faite piéger, d'une autre façon. +
Schizophrénie : elsa s.-bludvist ; s.-robyn w. brixton.
Messages : 101
Date d'inscription : 05/07/2017
Localisation : forêt enchantée.
Mer 5 Juil - 23:50

2.

« Tes yeux sont trop grand, on voit ton coeur à travers quand tu ris. »




Il était une fois dans un pays de contes de fées, dans un manoir où éducation, belles toilettes et bien-être régnaient, une petite fille. Sa naissance avait causé une tragédie pour sa mère, mais Clara était le cadeau le plus cher qu’on ait pu faire à son père. Bien sûr, on pleura la disparition de la Comtesse Stahlbaum. Mais les larmes finirent par sécher, et le bonheur retrouva pleinement sa place dans la demeure. Clara vivait avec une cuillère en argent dans la bouche. Tout lui était toujours servit sur un plateau, durant son enfance elle n’a jamais manqué de rien. Pas même d’une mère. Elle n’avait pas vécu assez longtemps avec elle pour ressentir le manque causé par sa perte. Peut-être avait-elle juste besoin d’un compagnon de jeu pour se sentir moins seule ? Mais cela, on le lui a apporté aussi. La vie avait encore frappé. Cette fois pour son oncle, le frère de son père. Celui-ci était toujours en déplacement, il avait commencé à faire affaires dans la fabrication et la vente de jouets pour les familles aisées. Il ne restait souvent que sa femme, son fils et quelques domestiques dans son manoir. Sa femme fut récemment emportée par la maladie, laissant son enfant, Fritz, seul avec une poignée de gens qu’il connaissait à peine. C’était un enfant turbulent, et la douceur et la présence de sa mère avait disparue. Il devenait ingérable, même les nourrices étaient submergées face à ce nouvel élan de crises, de caprices, et de pleurs. Son père pris la décision de l’envoyer chez les Stahlbaum, où il savait qu’on le gèrerait mieux. Fritz avait deux ans de moins que Clara. On avait pensé que les deux se trouveraient, et passeraient leur temps libre ensemble, dans les jeux. Mais il n’en était rien. Clara avait pris goût aux activités calmes et silencieuses, tandis que Fritz avait trop d’énergie à revendre. Il aimait la guerre et la destruction, et n’hésitait pas à briser tout ce qu’il pouvait trouver sur son chemin. Le château autrefois si paisible était alors secoué par les disputes plus que régulières des deux enfants.

La même année, on pu fêter Noël tous ensemble. Clara, Fritz, le Comte et son frère furent réunis. On invita pour l’après-midi des familles voisines, de bonnes relations qui profitèrent de l’occasion et de leur argent pour couvrir les enfants de cadeaux en tous genres. Clara reçut une pile colossale de livres d’histoires, de contes de fées et d’encyclopédie. Fritz eut droit à d’innombrables figurines guerrières, armes factices et maquillage de guerre. Il avait déjà laissé un cimetière d’emballages en papier et courait à travers la salle de réception, dérangeant quelques invités qu’il prenait sans leurs accords dans son jeu. Clara avait déjà plié tous les papiers qui conservaient la surprise de ses livres et s’était lancée dans la lecture de contes magiques. Quelques heures plus tard, la nuit commençait à tomber et les invités quittèrent un à un les lieux pour rejoindre leur famille et leur grand repas respectifs. La grande table des Stahlbaum était dressée pour cinq personnes. Fritz, Clara, son père et son oncle. Quant au dernier couvert, on voulu leur faire la surprise. Mais la soirée passait et le siège restait inoccupé. On attendait l’invité mystère pour entamer le repas, et les enfants se tordaient de faim. C’était pire lorsque le maître des lieux énuméra à son frère la liste des plats prévus. Enfin, la clochette retentit. Un vieil homme apparut. Ni Clara, ni Fritz, ne l’avaient jamais vu. Il se présenta comme Monsieur Drosselmeyer. C’était en fait un associé du père de Fritz, l’homme qui créait les jouets qu’ils revendaient ensemble. Il avait deux jolis paquets sous le bras, tous deux de taille égale. L’un pour Fritz, le deuxième pour Clara. Cette dernière su que, pour une fois, on ne lui avait pas apporté de livre. Elle fut touchée. Fritz avait déjà déchiré tout ce qui le séparait de sa nouvelle surprise. Clara fut surprise du ridicule de sa nouvelle figurine. Elle représentait un rat couronné d’or et drapé de presque partout par des habits scintillants de verre coloré. Elle, elle eut un casse-noisette. Monsieur Drosselmeyer s’était approché d’elle sans qu’elle ne s’en rende compte. « C’était un prince autrefois, un jeune homme héritier du trône du royaume de sucreries. Le Roi des Rats, que ton cousin affectionne déjà, l’a transformé ainsi pour s’emparer du pouvoir. Prends-en soin, tant que ton casse-noisette est là, il existera une fin heureuse. » Clara était déjà trop grande pour ce genre d’histoires. Elle aimait beaucoup les contes de fées, mais avait assez de recul pour se dire que le vieil homme délirait et passait sûrement son pauvre temps à inventer des histoires délirantes aux seuls êtres qui partageaient sa vie : ses jouets. Son oncle avait un sourire en entendant les paroles de son associé. Clara comprit qu’il partageait son avis. Mais elle acquiesça en réponse à Drosselmeyer, ne sachant que dire qui pourrait ne pas le blesser. Le repas se déroula comme tout autre repas. Drosselmeyer raconta ses anecdotes folles, et tous sourirent ou échangèrent leurs banalités. On envoya les enfants ranger leurs nouvelles richesses, puis se coucher. Clara peina à trouver assez de place dans sa bibliothèque pour y entreposer tous les livres qu’elle avait reçu ce soir. Il faudrait qu’elle en fasse faire une nouvelle. Elle déposa ensuite délicatement le casse-noisette sur sa table de chevet puis s’enfonça dans les draps frais. Fritz et son éternelle énergie firent irruption dans la chambre de la jeune fille, la figurine du rat dans la main, la faisant voler et bourdonner, annonçant la guerre et en faisant les bruits des canons. Dans ses grands gestes, il fit valdinguer le casse-noisette à travers la pièce. Clara éclata et congédia son cousin de sa chambre, fit claquer la porte derrière lui. Elle ramassa le casse-noisette, l’un des bras gisait à quelques mètres du reste du corps. Elle défit son chignon et se servit du ruban qui le maintenait pour soigner son nouveau jouet. Désormais avec un bras en écharpe, elle le redéposa à sa place initiale. Elle demanderait à son oncle demain si Drosselmeyer serait en mesure de le réparer. En attendant, elle ne mis pas longtemps avant de sombrer dans un profond sommeil.

Elle fit un drôle de rêve. Elle se réveilla avec les mêmes habits qu’elle avait en se couchant. C’était vraiment un drôle de rêve, un rêve conscient. Sa chambre transpirait les forces magiques. Son casse-noisette avait disparu de sa table de nuit, elle le retrouva tout de même dans sa chambre, en plein duel avec le Roi des Rats. Et sans pouvoir se l’expliquer, leur taille à tous deux avait changé. Le Rat était immensément grand, aussi grand que Clara. Tandis que le Casse-Noisette la dépassait à présent de vingt bons centimètres. Clara contemplait, incrédule, le combat qui se déroulait dans sa propre chambre, un lieu qui a rarement connu le bruit. Elle finit par réagir, prenant conscience que les choses allaient au désavantage de son dernier jouet. Elle attrapa son chausson et le jeta en plein dans la face du rat, comme elle l’aurait fait si une araignée ou son cousin avait eu le malheur de pénétrer sa chambre. Le casse-noisette profita de l’instant pour attraper Clara par le bras et la traîner en courant à toute allure à travers le château. Il avait l’air d’en connaître chaque couloir, chaque porte. Il avançait de manière sûre. Clara et lui débouchèrent sur la cave. Le casse-noisette poussa un vieux buffet chargé de bouteilles de vins et dévoila un passage. « C’est un terrier de lapin. Un moyen pour partir d’ici assez vite sans laisser de traces. » Clara ne souhaitait pas quitter le château qui l’avait vu grandir. Comment et quand rentrerait-elle ? Mais elle n’avait pas l’intention de retourner quelque part où un rat immense et hargneux rôdait. Elle sauta la première dans le terrier.

Ce n’était pas un rêve. C’était le début d’un très long et merveilleux voyage. Elle avait atterrit quelque part sur le continent, mais elle ne savait exactement où. Tout ce qu’elle savait, c’était qu’elle voyait des choses plus belles encore que dans les illustrations les plus travaillées de ses livres de contes de fées. Elle fit des rencontres étranges, connut d’innombrables petites fées, sut que par endroits, les saisons naissent grâce à ces petits êtres. Et qu’il suffisait d’un rat pour nuire à toutes ces petites créatures. Casse-Noisette ne rentrait jamais vraiment dans les détails, il lui avait simplement assuré que Drosselmeyer ne racontait pas d’histoires. Drosselmeyer venait lui aussi de ce pays, et n’était autre que l’oncle de Casse-Noisette. Il avait quitté le royaume avec son neveu afin de chercher la sécurité, mais le roi des rats avait trouvé le moyen de les retrouver. Il devait mettre la main sur l’héritier du trône afin de ne pas être embêté lorsque lui s’en emparerait. C’était Drosselmeyer qui avait fait du jeune homme un vulgaire casse-noisette, il espérait qu’ainsi le rat ne l’atteindrait pas. Mais il les retrouva encore tous les deux. Drosselmeyer, avec l’aide des fées, avait réussi à lui aussi le changer en objet inanimé. Le sort était fait, tant que le rat resterait ainsi il ne pourrait rien arriver, mais il avait suffit que la magie de Noël opère, et que l’amour que portait Fritz à la violence réveille le rat. La blessure qu’il avait fait au Casse-Noisette l’avait lui aussi sorti de son état de sommeil. Drosselmeyer ne s’attendait sûrement pas à ce qu’un tel événement puisse se produire. Dans l’urgence, Casse-Noisette avait eu l’idée de consulter la Fée Dragée afin d’espérer un dénouement heureux, et avait entraîné Clara malgré elle dans sa quête. Clara ne rêvait pas particulièrement d’aventures, elle s’était toujours contentée des pages de lecture qu’on lui offrait. Mais il était temps peut-être qu’elle grandisse un peu, et avec de la chance elle serait rentrée pour le petit matin. Dans l’urgence, elle n’avait pas eu l’occasion d’élaborer un plan pour retrouver tranquillement sa bibliothèque et poursuivre son début de vie paisible. Mais ce que Casse-Noisette lui offrit valait bien plus que toutes les bibliothèques du monde. Il l’emmena dans ce qui fut son royaume. Elle y vit les vestige de villes qui devaient sans doute ressembler auparavant à de véritables parcs d’attractions, les maisons étaient faites en friandises, les pavés étaient aussi doux que de la guimauve, des sucreries tombaient toutes faites des arbres. Bien sûr, toutes ces merveilles étaient tâchées par le passage du Roi des Rats, comme le fit remarquer une fois, pensif, Casse-Noisette. Clara ne lui posait pas de questions, pas là-dessus, car chaque fois qu’elle évoquait le sujet il restait aussi vague que possible. Cela avait d’abord jeté un froid entre eux, mais Clara fut ensuite emportée par les manières et le charme de son compagnon de route. Elle s’y était attachée bien que plus que Fritz aurait pu s’attacher à son jouet préféré. Elle imaginait que c’était avec ce genre de sentiment que les princesses savaient lorsqu’elles avaient rencontré leur prince charmant. Mais à aucun moment les choses n’allaient plus loin avec lui. Il fallait d’abord trouver la Fée Dragée pour redonner apparence humaine à son prince, puis s’occuper une bonne fois pour toute du Roi des Rats.

« J’accepte ta requête, Clara. » déclarait la Fée Dragée, un sourire bienveillant qui illuminait son doux visage. « Mais j’ai seulement une condition. Vois plutôt cela comme un service. » Et elle lui raconta l’éternel conflit avec le Roi des Rats. Comment ce dernier s’était emparé du royaume et avait fait de ce paradis terrestre une véritable dystopie, semant la terreur, dominant grâce à la peur et la crainte qu’il inspirait à ses sujets. « J’ai, il y a quelques temps, peut-être trouvé une solution. Mais je ne peux pas l’employer de moi-même. Après une discussion avec des amies fées, nous sommes venues à penser que l’utilisation de cet antidote pourrait nuire à mes pouvoirs et ma nature. Je pourrais m’en passer, mais on les sollicitera pour tout reconstruire. » En effet, Clara n’avait pas pu s’empêcher de remarquer sur son chemin tous les bouts de paysage, autrefois sûrement merveilleux, qui n’étaient que champs de ruines, rappels d’une destruction volontaire et récente. Le Roi des Rats. Le Casse-Noisette lui avait raconté les grandes lignes. Elle n’avait pas besoin de poser de question pour comprendre qui était responsable du désastre visuel. « Je t’offre donc cette arme, sers t’en à bon escient, gardes-la précieusement auprès de toi, assures-toi qu’elle ne t’échapperas jamais, et veilles à bien refermer la boîte une fois que tu auras terminé ta tâche et rangé l’arme à l’intérieur. Rapportes-la moi ensuite, je lui trouverais une place en lieu sûr, et ton souhait sera exaucé. Je te remercie d’avance, jeune Clara. » Un coffret joliment sculpté passa des mains de la fée à celles de la jeune fille. L’objet était curieusement lourd. La fée Dragée lui avait donc donné la boîte. Cadeau empoisonné que Clara avait accepté sans hésiter. La pire décision de sa vie, sans doute. Clara redoutait la mission qui l’attendait. Jamais elle n’avait usé de quelque arme que ce soit de toute sa vie. Son cousin avait eu nombres de fusils et fausses lames afin de mieux jouer à la guerre, parfois il assistait son oncle lors de ses parties de chasse. Mais Clara avait plutôt connu les livres et les arts, les seuls détails sur la guerre dont elle avait eu vent, c’étaient les grandes lignes des batailles que son professeur d’histoire lui avait enseignées.

Toi aussi, tu t’es faite avoir. La pauvre Clara sursauta. Si elle savait dans quoi elle venait de s’embarquer. « Je… Pardon ? » Elle se retourna, faisant face à Edmund. Son compagnon haussa les épaules. « Je n’ai rien dit. » C’est dans ta tête, chérie. Bientôt tu t’y feras, tu verras. Ce sera comme si tu n’existais plus.

crackle bones
Revenir en haut Aller en bas
Clara O. Stahlbaum
barely alive ☽ i'm a mess.
avatar
Écus d'Or : 100
Âge : vingt ans (pour clara) + indéterminé (pour sally).
keep you off my mind.
Mon Histoire : Sally est la pulsion meurtrière de Clara. Clara est l'humanité de Sally. + Sally s'était faite piéger par la Fée Dragée peu de temps après son départ d'Halloween Town et ses nombreux crimes. + Clara eut une vie parfaite jusqu'à ce que sa route croise celle de la Fée Dragée. À son tour, elle s'est faite piéger, d'une autre façon. +
Schizophrénie : elsa s.-bludvist ; s.-robyn w. brixton.
Messages : 101
Date d'inscription : 05/07/2017
Localisation : forêt enchantée.
Mer 5 Juil - 23:50

3.

nobody can hear you. nobody cares about you. nothing will come of this.




Cette boîte que Clara avait ouvert contenait Sally, monstre enfermé contre sa volonté qui n’attendait qu’à sortir. Sally était passée par plusieurs étapes dans sa prison. D’abord, c’était la négociation. Je servirais aussi longtemps que permis la personne qui me libèrerait. Je la débarrasserait de ses ennemis, prendrait mon mal en patience pour la servir quelques temps. Mes offres augmentaient chaque jour, mais personne n’ouvrit la boîte. Alors puisque personne ne voulait de mes services, je les retirais du marché. Quand j’estimais avoir passé bien trop de temps dans cette boîte, ma colère fut à son apogée. Jamais je n’avais été dans cet état auparavant, pourtant. Ma première décision était de mettre fin aux jours de la salope qui m’avait enfermée, comme un vieil objet devenu trop précieux pour mériter de respirer l’air frais. Et puis de torturer jusqu’à ce que mort s’ensuive mon sauveur. Cette jeune naïve serait arrivée plus tôt, elle en aurait sûrement bien moins bavé que prévu. Mais elle n’avait pas été à l’heure. Et rien ne m’apaiserait, j'avais la ferme intention de faire payer à n'importe qui ce que l'on m'avait fait.
La boîte avait des origines anciennes. Joliment sculptée, elle contenait il y a bien des siècles une poignée d’armes bien plus puissantes encore qu’un monstre confectionné et élevé à Halloween Town. Elle avait été faite par des gens qu’on appelait dieux. Immortels et dotés de puissants pouvoirs, quelques uns d’entre eux avaient créé ensemble la femme la plus parfaite. Elle était magnifique, elle était intelligente et connaissait brillamment l’art de la conversation, elle savait manier nombre d’instruments et la culture n’avait plus de secret pour elle. On dit même qu’Hécate lui fit don de quelques pouvoirs. De la magie blanche. Pandore se maria à un homme, et les dieux lui offrirent cette boîte pour cadeau de noces, énième présent après tout ce qu’ils lui avaient déjà donné. Mais il faut se méfier des cadeaux des dieux. Héphaïstos, touché par cette créature naïve qui était en partie issue de ses mains, lui donna un seul conseil. « N’ouvre jamais, au grand jamais, cette boîte. Tu n’en tireras rien de bon. » Sa création, nommée Pandore, acquiesça et le conseil du dieu faisait écho chaque fois que son regard se posait sur la boîte en question. Mais un soir, son mari endormi, la curiosité l’emporta. Que refermait cette boîte de si mauvais ? Tant qu’elle ne faisait qu’entre-ouvrir le coffret, elle garderait le contrôle, non ? C’est ce qu’elle fit. Mais les forces à l’intérieur, tout comme sa curiosité quelques minutes plus tôt, l’emportèrent sur la jeune femme. Elle ne put rien faire pour les retenir. Des vapeurs sombres s’en échappèrent. On dit que tous les maux du monde naquirent ainsi. La colère, la peur, la peine. Pandore avait condamné son monde. Quand elle put enfin fermer la boîte, on dit qu’il restait encore quelque chose à l’intérieur. L’espoir.

Pandore s’exila, disparut dans la nature. Plus personne n’entendit parler d’elle, pas même le mari qu’elle laissa derrière elle. On dit qu’elle trouva un coin encore désert dans la Forêt Enchantée et qu’elle y bâtit son propre royaume. Aidée par sa magie, elle le fit à son image : parfait. On dit que l’on pouvait difficilement trouver plus belle utopie ailleurs. On dit qu’elle changea de nom, et que grâce à ses pouvoirs, elle se fit appeler Fée. Fée Dragée, en écho au pays de bonbons et friandises qu’elle avait créé. Mais son royaume ne connut pas éternellement la paix. Un jour, le Roi des Rats fit son apparition et créa le trouble. On dit qu’il s’agissait de l’une des vapeurs que Pandore avait laissé s’échapper de la boîte qui avait pris forme humaine. La Colère. Une bonne partie du royaume fut détruite, périt par les flammes ou les coups. Les pouvoirs de Pandore étaient pourtant trop purs pour réussir à stopper cette erreur du passée qui revenait la hanter. Un autre jour, elle eut la chance de rencontrer ce qui pourrait lui servir d’arme. Sally. Quand elle la força à y entrer, cette dernière perdit toute consistance. Son âme resta bloquée à l’intérieur. Mais c’était pour Pandore le seul moyen de vaincre son démon. On combat le mal par le mal. Pandore aurait pu en user d’elle-même, mais elle craignait que toute cette noirceur ne la touche. Elle avait fait assez d’erreurs comme ça. Alors elle attendit l’arrivée d’un héros, qu’elle chargerait de cette lourde tâche. Et Clara fut la première à se présenter, et la seconde à ouvrir la boîte maudite. Sally prit possession de la première personne qui ouvrit la boîte. Le monstre s’infiltra en Clara et l’habita, décida de s’y installer. Clara n’en prit pas d’abord conscience. Peut-être n’entendait-elle que la voix qui la narguait et la raillait quand elle en avait l’occasion. Mais Clara mettait cela sur le compte de la folie. Ce royaume devait avoir un impact sur son esprit, trop de magie l’habitait, elle n’en avait pas l’habitude. Elle n’eut cependant aucun mal à vaincre le Roi des Rats. La colère de Sally était plus forte encore que la colère de la Colère elle-même. Clara pu remettre le fauteur de trouble dans le coffret, sans grand mal. Elle avait terminé sa mission, elle n’avait plus qu’à ramener la boîte à la Fée Dragée et sa fin heureuse et celle de Casse-Noisette arriverait enfin.

Clara mit les pieds au château. Personne ne l’attendait. Tu ne joueras pas les héros tout de suite, ma grande. La Fée Dragée était partie dans un autre de ses châteaux dans le royaume. Clara lui envoya une colombe, porteuse de la bonne nouvelle, et lui demanda de revenir. Cela prendrait quelques jours, le temps pour Clara de trouver un peu de repos. Mais plus les jours passaient et plus Clara se sentait éreintée. Pourtant, ses nuits se faisaient de plus en plus longues. Sans doute le contre-coup de l’effort et de l’angoisse face au Roi des Rats ? La vérité est bien plus sombre que cela. Clara passait donc ses journées à errer dans le château, faire quelques siestes et profiter des richesses que lui proposaient les innombrables bibliothèques, en souvenir de ses activités passées. Cela lui faisait du bien, de se perdre à nouveau dans la lecture et plonger dans de nouvelles histoires aux fins heureuses.
Elle se stoppa net quand elle attrapa le reflet que le miroir du couloir lui reflétait. « Mon dieu, » soupirait-elle. Depuis combien de temps avait-elle quitté son château ? Ses cheveux étaient plus longs - et bien plus sombres, trouva-t-elle -, ses traits avaient l’air moins juvéniles, ses yeux s’étaient agrandit, ses atouts de femme avaient fait subitement leur apparition, le temps était passé sur tout son corps. Comment avait-elle fait pour ne pas s’en rendre compte ? Elle avait pourtant eu l’impression d’être partie peut-être une dizaine de jours, pas plus. Combien de temps s’était-il réellement écoulé depuis son départ ? Qu’était devenue sa famille, que pensait-elle ? Son père avait sûrement dû scruter par les fenêtres, espérant qu’il verrait sa fille apparaître derrière les branches de la forêt voisine. Fritz avait sans doute dû le harceler de questions. Peut-être avait-ils fini par l’oublier ? Elle prit un minimum d’affaires et la route, direction chez elle. La priorité était de rassurer ses proches, ensuite elle retrouverait la Fée Dragée. Sa fin heureuse arriverait, elle ne se faisait aucun souci, il n’y avait pas d’urgence. Quelques jours, quelques semaines, ce n’était rien.

crackle bones
Revenir en haut Aller en bas
Clara O. Stahlbaum
barely alive ☽ i'm a mess.
avatar
Écus d'Or : 100
Âge : vingt ans (pour clara) + indéterminé (pour sally).
keep you off my mind.
Mon Histoire : Sally est la pulsion meurtrière de Clara. Clara est l'humanité de Sally. + Sally s'était faite piéger par la Fée Dragée peu de temps après son départ d'Halloween Town et ses nombreux crimes. + Clara eut une vie parfaite jusqu'à ce que sa route croise celle de la Fée Dragée. À son tour, elle s'est faite piéger, d'une autre façon. +
Schizophrénie : elsa s.-bludvist ; s.-robyn w. brixton.
Messages : 101
Date d'inscription : 05/07/2017
Localisation : forêt enchantée.
Mer 5 Juil - 23:50

4.

« La plus grande malice du diable est de faire croire qu'il n'existe pas. »




Elle s’attendait à ce que les choses aient changé. Peut-être avait-on réaménagé les jardins depuis le temps, peut-être avait-on repeint les volets. Mais il n’en était rien. Les lieux étaient identiques aux souvenirs de Clara. La seule chose qui clochait, c’était ce silence. On était en pleine journée, Fritz passait son temps à courir et à hurler. Peut-être s’était-il assagi en prenant de l’âge, peut-être était-il le seul à avoir changé au cours de ce qui devait avoir ressemblé à des années. Cela faisait déjà de longues minutes que Clara était restée plantée là, devant l’immense portail, à jouer aux différences avec le château d’aujourd’hui et le château d’hier. Pourtant, personne n’accourait pour la rencontrer. Personne ne vint lui demander la raison de sa présence ici. Elle était seule. Presque seule. Alors elle se risqua à s’avancer. Elle prit grand soin de faire autant de bruit qu’elle le pouvait en marchant. Au cas où on ne l’aurait pas aperçue, on l’aurait entendue. Mais il n’y avait toujours pas un chat. Clara n’eut pas besoin de frapper à la grande porte en bois massif, elle s’ouvrit toute seule en grand dès le premier coup. Quelque chose clochait vraiment. Même si Fritz et son père avaient quitté la demeure quelques jours, il s’assuraient toujours que leurs domestiques étaient bien présents et assuraient la sécurité du château. Que se passait-il, avaient-ils disparu ? Une odeur étrange atteignit les narines de Clara. Une infection. Et pourtant, quelque part au fond d’elle, elle avait l’impression de se délecter.

C’est là que les visions commencèrent.

Clara revit en quelques flashs son ancienne cuisine. Carmen, chargée des petit-déjeuners, courait à travers la pièce, calculant les cuissons, ajoutant les saveurs. Elle était si affairée qu’elle ne voyait pas arriver la personne dans le couloir, se dirigeant droit sur elle. C’était déjà trop tard lorsqu’elle tourna la tête. « Clara, c’est toi ? Que… » C’étaient bien les mains de Clara qui agrippèrent le couteau de cuisine et le plantèrent d’un coup sûr dans la carotide de la pauvre Carmen. D’immenses jets de sang avaient jaillit du corps de plus en plus pâle et mort à chaque seconde. Les yeux clairs de la cuisinière se couvrirent d’un voile invisible et tous ses membres furent figés à jamais. Ce n’était pas Clara, en fait. Pas vraiment. C’était moi. Deux âmes ne peuvent pas exister en même temps dans un seul corps. Il faut que l’une d’elle soit hors d’état de nuire, ou au moins en sommeil. C’est ce que j’ai fini par comprendre. L’âme de Clara faisait d’excellentes nuits, pas son corps. Je profitais du sommeil de ma colocataire pour prendre les commandes. De son esprit, de ses souvenirs. Je vaquais à mes anciennes occupations, toujours en manque de sang et de spectacle. J’étais partie dans son ancienne demeure afin de la détruire. Elle reviendrait forcément sur les lieux de son enfance. Elle y découvrirait l’horrible scène que j’avais installé. Au préalable bien sûr, je l’aurais torturée avec mes propres souvenirs, ce que je faisais d’elle pendant qu’elle pensait dormir. Dans quel but est-ce que je faisais ça, sinon pour le jeu ? Pour l’affaiblir. Clara est une jeune fille pure et naïve, elle ne possède pas une grande force, une colère qui lui permette de résister à toute épreuve. C’est le genre de poupée de porcelaine que l’on peut facilement briser. Je la tuerais elle aussi dans son âme. Je ne peux pas toucher son corps, j’en ai encore besoin. J’ai juste besoin de la mettre elle à la porte. Et tuer ses proches était un coup sur lequel je misais gros.

Clara entra dans la cuisine. Elle plaqua sa main devant sa bouche, retenant un cri, contenant une larme. Comment le flash qu’elle avait eu quelques secondes plus tôt avait-il pu se réaliser ? Carmen avait l’air d’avoir reconnu la jeune fille, mais comment cela se pourrait-il ? Clara n’avait pas le moindre souvenir d’être revenue ici depuis le jour où elle avait emprunté le terrier de lapin avec Casse-Noisette. Carmen gisait pourtant inerte sur le marbre, dans la même position désarticulée que dans la vision que venait d’avoir Clara. Avait-elle développé un nouveau don ? Elle était encore loin de la vérité. Elle grimpa aussi vite qu’elle le put les marches du grand salon, menant jusqu’aux chambres. Sally lui projeta de nouveaux souvenirs. Son père, baignant dans une étendue de liquide épais, plus sombre que le vin rouge qu’il buvait avec la viande au repas du soir. Encore une fois, il reconnut sa fille. Et encore une fois, Clara vit que la vision ne lui montrait que ce qu’il se trouvait vraiment dans la chambre de son paternel : la vérité. Dans l’immense couloir, Clara distingua de minuscules formes au sol. Je m’étais un peu amusée avec le dernier. Toujours baignant dans un sommeil profond après la mort des domestiques et du père de Clara, je voulus préparer mon final. J’avais pénétré la chambre de Fritz, avais fouillé ses coffres, dans lesquels il cachait encore les figurines qu’il préparait à la guerre autrefois. Je les avais ensuite disposées de façon à ce qu’elles lui indiquent le chemin. Le chemin jusqu’à moi. Clara vit comment Sally réveilla son cousin. Elle se contenta de claquer les volets, briser les fenêtres, de façon à ce qu’il émerge doucement mais sûrement de son sommeil. Sally s’éclipsa, mais c’était calculé. Fritz eu le temps de voir passer la silhouette de ce qu’il croyait être sa cousine. Il se leva d’un bond de son lit et sortit de sa chambre. Il regarda à droite, à gauche, mais il n’y avait plus aucune trace de Clara. Il n’y avait plus que ses figurines au sol et quelques taches de sang qui lui indiquaient encore le chemin. Il aurait dû se méfier, pauvre idiot qu’il était ! Mais il tomba dans le piège. Il rejoignit le grand salon, au milieu duquel Sally se tenait droite comme un i. « Clara ? » appelait-il. « Mais où t’étais passée ? On s’inquiétait pour toi… Drosselmeyer était devenu le plus fou de tous, même. » Ses yeux détaillaient chaque partie du nouveau corps de Clara, comme pour repérer tout ce qui avait pu rester intact au milieu de tous ces changements. Fritz aussi avait changé. Sa silhouette frêle s’était métamorphosée. Il était fait de muscles, maintenant. Sa mâchoire était beaucoup plus angulaire, ses yeux bien moins rieurs. « Je suis venue pour te tuer, Fritz. » Clara n’eut pas le temps de lire l’incompréhension dans les yeux de son cousin que Sally les creva. Elle ressortit le couteau de cuisine avec lequel elle ouvrit verticalement l’abdomen du pauvre Fritz. Clara rassembla ses forces pour chasser cette dernière vision. Ne t’attaches plus, Clara. Ce sont les plus belles paroles que je ne t’adresserais jamais. Tu vois la fin que je réserve à tes proches. Ça me faciliterait le travail de t’endeuiller chaque fois un peu plus. Tu meurs un peu à chacune de leur mort. Mais j’y perds mon plaisir, tu comprends ?

Clara courut jusqu’au château. Elle avait retrouvé le terrier, retrouvé le royaume des friandises. Il fallait seulement qu’elle ne s’arrête jamais, pas même pour dormir, surtout pas pour dormir, afin de retrouver la Fée Dragée. Cette fois, elle devait la voir de toute urgence. Et si elle n’était pas à son château, alors Clara ferait sans se reposer tous les autres châteaux du royaume. La Fée Dragée était la seule personne qui pourrait encore lui apporter de l’aide.

Heureusement, elle était arrivée là où Clara l’avait demandée avant de subitement retourner chez elle. « Fée Dragée ! » La détermination et l’angoisse se lisaient clairement dans les yeux de la jeune fille. « Ma chère Clara, » répondait la fée de sa voix éternellement bienveillante et chaleureuse. « Je te félicite pour ta mission, tu l’as réussie haut-la-main. Où est donc ton Casse-Noisette ? Tu as amplement mérité ta récompense. » « J’ai une autre requête à vous demander. Vous savez, l’arme que vous m’avez confiée. Je n’arrive pas à m’en débarrasser. Elle est en moi, je le sais, je la sens. Et j’ai beau ouvrir votre coffret et essayer de toute mon âme de l’y pousser à l’intérieur, elle est plus forte que moi. Pouvez-vous m’aider ? » Il y eut comme un voile qui recouvrit le visage et le sourire de la Fée Dragée. C’était comme si elle avait perdu la lumière qui émanait d’elle. « Ma magie ne peut rien faire pour ce genre de choses… » Elle avait l’air sincèrement navrée. Mais Clara ne l’entendait pas ainsi. On lui avait prêté le coffret dans le but de l’aider, c’était ce qu’elle croyait, et la voilà maintenant piégée. Pour combien de temps ? Elle n’en savait rien. Pourrait-elle trouver quelqu’un pour l’aider ? Elle n’avait pas plus de réponses. Pendant un court instant, les yeux de Clara s’assombrirent, ses cheveux également, se transformant en boucle épaisses et sombres. Ses traits se marquèrent. L’horreur passa dans le regard de la Fée Dragée et de sa cour. Puis Clara revint, apaisée. Elle ne pouvait pas se laisser emporter par sa colère, c’était ce dont se nourrissait Sally, avec le sang. « Alors j’ai une dernière chose à vous demander. Peu importe ce que j’ai accomplis, peu importe ce que je ferais demain ou dans vingt ans, je vous demanderais une seule chose. Ne faites pas de Casse-Noisette un humain à nouveau. Tant qu’il reste de bois, aucune goutte de sang ne coule dans ses veines. Et tant qu’il reste ainsi, Sally ne pourra pas l’atteindre. Elle pourra le blesser sans doute, mais le bois se répare plus facilement qu’un cadavre. Et protégez-vous. Vous êtes en tête sur sa liste noire. » La Fée Dragée acquiesça.

Clara partit du royaume des friandises, sans dire au revoir à son prince ou à quiconque. Elle n’y remettrait pas les pieds. Pas tant qu’elle avait encore Sally. Elle ne s’autoriserait pas à s’attacher aux lieux ou aux personnes qui l’habitaient. L’exemple du château des Stahlbaum avait été assez douloureux pour qu’elle comprenne la leçon.

crackle bones
Revenir en haut Aller en bas
Clara O. Stahlbaum
barely alive ☽ i'm a mess.
avatar
Écus d'Or : 100
Âge : vingt ans (pour clara) + indéterminé (pour sally).
keep you off my mind.
Mon Histoire : Sally est la pulsion meurtrière de Clara. Clara est l'humanité de Sally. + Sally s'était faite piéger par la Fée Dragée peu de temps après son départ d'Halloween Town et ses nombreux crimes. + Clara eut une vie parfaite jusqu'à ce que sa route croise celle de la Fée Dragée. À son tour, elle s'est faite piéger, d'une autre façon. +
Schizophrénie : elsa s.-bludvist ; s.-robyn w. brixton.
Messages : 101
Date d'inscription : 05/07/2017
Localisation : forêt enchantée.
Mer 5 Juil - 23:50

5.

the dreams in which i'm dying are the best i've ever had.




La guerre fut déclarée entre Sally et Clara. Les premières années, Clara demeurait consciente la plupart du temps. Elle restait humaine à part entière tant que son esprit ne dormait pas. Mais dès le moment où elle partait dans les limbes, Sally prenait le dessus. Sa soif de sang et ses envies meurtrières se déchaînaient lorsque Clara tombait dans un sommeil profond. Mais même à ce moment-là, Sally restait la plus forte, la plus à même de tout contrôler. Si Clara n’avait que quelques bribes, comme des miettes de rêves, pour tout souvenir des actions de sa colocataire, le monstre savait tout, voyait tout, n’avait pas besoin de fermer l’oeil. Elle prenait le pouvoir dès qu’elle le pouvait, mais elle régnait dans l’ombre quand c’était à la jeune femme parfaite de se montrer. Mais Sally reprenait vie, toujours un peu plus. Elle reprenait des contacts, aussi. Notamment la fée Morgane, la référence du monstre pour tout ce qui concernait le domaine magique. Sally s’était tournée du côté de la magie, parce qu’elle ne voulait pas être contre. Elle préférait ne pas avoir à se retrouver enfermée dans une putain de boîte encore une fois si elle se retrouvait confrontée à un salopard de magicien. Clara, c’était une résistante. Surtout par opposition à Sally, qu’elle considérait comme une forme de mauvaise magie, donc par extension, elle était contre la magie, les conséquences de sa rencontre avec la Fée Dragée et toute sa clique. Mais ce n’était plus comme si l’avis de la jeune fille importait, au final. Car au fur et à mesure des entretiens entre Sally et la Fée Morgane, la première repris un peu plus de place. Elle lui demandait d’abord une potion ou n’importe quoi qui pourrait lui donner une entière possession du cadavre de Clara, encore à moitié vivante, simplement colocataire d’une bête. Mais elle n’avait pas besoin de magie pour cela. Juste d’une petite emprise psychologique. Il lui suffisait de pousser Clara à bout, elle était déjà en si bon chemin. Morgane observait chaque fois les évolutions, remarquait avec fascination la force et l’énergie par laquelle Sally était portée, ce qui faisait l’essence de la Colère avec un grand C. Les manifestations de Clara se faisaient de plus en plus rares. Elle n’était alors plus que peine, dépression, explosion de colères dans un torrent de sanglots. Sally avait conquis son esprit, elle avait pris les rennes de son frêle corps, l’avait renforcé grâce au sang qu’elle faisait couler trop souvent. Et Sally avait sa « bonne » fée à elle en cas de pépin. La fée Morgane l’avait gardée sous son aile. Lorsque Clara parvenait à remonter à la surface, elle aidait parfois Sally à reprendre le dessus. Sally avait d’ailleurs pris une place considérable dans la lutte du pouvoir de la magie contre tous ceux qui voulaient la renverser. Elle avait participé à nombre de descentes dans les réunions de résistants. Par principe, mais aussi par divertissement. Et puis il y eu le début du grand Exil. Cela faisait une immensité de proies perdues pour Sally. Mais la traque ne s’arrêta pas pour autant. Au fil des années, on envoya d’autres fauteurs de troubles sur l’île perdue, Sally les égorgeait simplement quand elle tombait dessus. Il lui arrivait de plus en plus souvent de jouer avec avant de les tuer. Parfois, elle s’occupait des tortures, c’était un bon compromis avec la chute de chair à étriper. Clara apparaissait trop rarement pour que l’on se rappelle de son existence, et elle ne restait jamais bien longtemps maîtresse de son corps. Mais Sally était toujours là, avec l’apparence d’une fille inoffensive mais la bestialité d’un monstre.

crackle bones
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Écus d'Or : 536
Âge : vite

Mon Histoire : il était un petit navireuh qui n'avait ja-ja- jamais naviguey ohey ohey
ohey oheyyyy matelot ! mateloe naviiiigue sur les flooooots !

Schizophrénie : dragou le glouglou - harris la brioche - ebouny le bounty - Vael Moreau
Messages : 533
Date d'inscription : 15/01/2017
Ven 7 Juil - 9:01
haaaan j’avais oublié une seconde que c’était Kaya Potté
Trop canon pour Sally je trouve.
Hmmm, viens que je te Lit

Bon courage tit coeur !


I do not know why I would go in front of you and hide my soul, ‘cause you're the only one who knows it. Yeah you're the only one who knows it. ▵ (c) endlesslove.
“ white R. ” ▵

(compte admin) ❤︎
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
Invité
Ven 7 Juil - 21:50
T'es canon Yaaaas
Fais moi des choses Hihi

Re bienvenue pas belle Hihi Pas trop longue la fiche hein Hihi Coeur
Invité
Revenir en haut Aller en bas
S.-Robyn W. Brixton
flightless bird - fairy dust !
avatar
Écus d'Or : 162
Âge : vingt-deux ans.

Mon Histoire : fée orpheline sur neverland, on l'appela clocharde, même si elle fut vite surnommée clochette avec ses tintements par les enfants perdus et peter pan. + c'est une fée qui avait déjà beaucoup voyagé, étant l'une des rares à avoir foulé le sol de gaïa et y avoir fait des rencontres. + elle était heureuse auprès des enfants éternels, et surtout auprès de peter. le seul nuage dans son ciel bleu était les sentiments qu'elle lui portait. + elle mena sa quête afin d'être son égale, pas juste une petite fée, et afin de vivre sa romance. + elle en perdit ses ailes, littéralement, et perdit ainsi tout moyen de retourner au pays imaginaire. + elle erra de village en village, de terre en terre. elle se prostitua pour grignoter un morceau de pain de temps en temps, vendit tout ce qu'elle avait, excepté la haine qu'elle portait envers celle qui lui avait causé du mal et envers son clan : la fée morgane et les fidèles. + elle fit partie de ceux que l'on appelait les rebelles, et connu le triste sort réservé à la majorité : l'exil. + elle est sur riorim depuis le début. + elle vit moins misérablement que les dernières années à vesta, mais ce n'est toujours pas ça, alors elle se saoule pour échapper à sa réalité. + elle a un enfant avec un mec sortit de nulle part. bref, elle ne mène pas la vie de princesse.
Schizophrénie : adélaïde quincy ; clara o. stahlbaum.
Messages : 344
Date d'inscription : 16/01/2017
Localisation : riorim.
Ven 7 Juil - 22:18
:please:



“Fairies have to be one thing or the other, because being so small they unfortunately have room for one feeling only at a time.©️ caius
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
Invité
Lun 10 Juil - 20:45
Re bienvenue Potté

Je reste admirative devant le nombre de post juste pour l'histoire
Invité
Revenir en haut Aller en bas
S.-Robyn W. Brixton
flightless bird - fairy dust !
avatar
Écus d'Or : 162
Âge : vingt-deux ans.

Mon Histoire : fée orpheline sur neverland, on l'appela clocharde, même si elle fut vite surnommée clochette avec ses tintements par les enfants perdus et peter pan. + c'est une fée qui avait déjà beaucoup voyagé, étant l'une des rares à avoir foulé le sol de gaïa et y avoir fait des rencontres. + elle était heureuse auprès des enfants éternels, et surtout auprès de peter. le seul nuage dans son ciel bleu était les sentiments qu'elle lui portait. + elle mena sa quête afin d'être son égale, pas juste une petite fée, et afin de vivre sa romance. + elle en perdit ses ailes, littéralement, et perdit ainsi tout moyen de retourner au pays imaginaire. + elle erra de village en village, de terre en terre. elle se prostitua pour grignoter un morceau de pain de temps en temps, vendit tout ce qu'elle avait, excepté la haine qu'elle portait envers celle qui lui avait causé du mal et envers son clan : la fée morgane et les fidèles. + elle fit partie de ceux que l'on appelait les rebelles, et connu le triste sort réservé à la majorité : l'exil. + elle est sur riorim depuis le début. + elle vit moins misérablement que les dernières années à vesta, mais ce n'est toujours pas ça, alors elle se saoule pour échapper à sa réalité. + elle a un enfant avec un mec sortit de nulle part. bref, elle ne mène pas la vie de princesse.
Schizophrénie : adélaïde quincy ; clara o. stahlbaum.
Messages : 344
Date d'inscription : 16/01/2017
Localisation : riorim.
Mar 11 Juil - 0:56
Aha, moi je reste démotivée, ça me fait juste voir la montagne de taff



“Fairies have to be one thing or the other, because being so small they unfortunately have room for one feeling only at a time.©️ caius
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Écus d'Or : 536
Âge : vite

Mon Histoire : il était un petit navireuh qui n'avait ja-ja- jamais naviguey ohey ohey
ohey oheyyyy matelot ! mateloe naviiiigue sur les flooooots !

Schizophrénie : dragou le glouglou - harris la brioche - ebouny le bounty - Vael Moreau
Messages : 533
Date d'inscription : 15/01/2017
Ven 18 Aoû - 23:41
tu te bouge le cul toi !


I do not know why I would go in front of you and hide my soul, ‘cause you're the only one who knows it. Yeah you're the only one who knows it. ▵ (c) endlesslove.
“ white R. ” ▵

(compte admin) ❤︎
Revenir en haut Aller en bas
S.-Robyn W. Brixton
flightless bird - fairy dust !
avatar
Écus d'Or : 162
Âge : vingt-deux ans.

Mon Histoire : fée orpheline sur neverland, on l'appela clocharde, même si elle fut vite surnommée clochette avec ses tintements par les enfants perdus et peter pan. + c'est une fée qui avait déjà beaucoup voyagé, étant l'une des rares à avoir foulé le sol de gaïa et y avoir fait des rencontres. + elle était heureuse auprès des enfants éternels, et surtout auprès de peter. le seul nuage dans son ciel bleu était les sentiments qu'elle lui portait. + elle mena sa quête afin d'être son égale, pas juste une petite fée, et afin de vivre sa romance. + elle en perdit ses ailes, littéralement, et perdit ainsi tout moyen de retourner au pays imaginaire. + elle erra de village en village, de terre en terre. elle se prostitua pour grignoter un morceau de pain de temps en temps, vendit tout ce qu'elle avait, excepté la haine qu'elle portait envers celle qui lui avait causé du mal et envers son clan : la fée morgane et les fidèles. + elle fit partie de ceux que l'on appelait les rebelles, et connu le triste sort réservé à la majorité : l'exil. + elle est sur riorim depuis le début. + elle vit moins misérablement que les dernières années à vesta, mais ce n'est toujours pas ça, alors elle se saoule pour échapper à sa réalité. + elle a un enfant avec un mec sortit de nulle part. bref, elle ne mène pas la vie de princesse.
Schizophrénie : adélaïde quincy ; clara o. stahlbaum.
Messages : 344
Date d'inscription : 16/01/2017
Localisation : riorim.
Ven 18 Aoû - 23:52
Oui, faut que je poste le reste avant qu'il ne soit trop tard Argh
(grosse flemme What a Face)



“Fairies have to be one thing or the other, because being so small they unfortunately have room for one feeling only at a time.©️ caius
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Écus d'Or : 536
Âge : vite

Mon Histoire : il était un petit navireuh qui n'avait ja-ja- jamais naviguey ohey ohey
ohey oheyyyy matelot ! mateloe naviiiigue sur les flooooots !

Schizophrénie : dragou le glouglou - harris la brioche - ebouny le bounty - Vael Moreau
Messages : 533
Date d'inscription : 15/01/2017
Sam 19 Aoû - 0:01
C’est toi la flemme Hola


I do not know why I would go in front of you and hide my soul, ‘cause you're the only one who knows it. Yeah you're the only one who knows it. ▵ (c) endlesslove.
“ white R. ” ▵

(compte admin) ❤︎
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Écus d'Or : 536
Âge : vite

Mon Histoire : il était un petit navireuh qui n'avait ja-ja- jamais naviguey ohey ohey
ohey oheyyyy matelot ! mateloe naviiiigue sur les flooooots !

Schizophrénie : dragou le glouglou - harris la brioche - ebouny le bounty - Vael Moreau
Messages : 533
Date d'inscription : 15/01/2017
Lun 18 Sep - 21:03


Le grand moment !
C'est enfin l'heure de ta validation.



Coucou !!! Je suis Calice !

Ho popopopopopopopopo popopopopopo....
_Vous dite trop de fois ho popo, j’arrive pas à suivre !

Alors je sais pas comment te le dire. Je... Je suis sur le cul. Rien que la création de Sally, mais j’ai dévoré ce moment, il était tellement beau. Chaque mots sonnent la note parfaite je trouve
Tu t’es surpassé ! Niknik
Après je m’y connais pas en Pandore et Casse-Roubignolette, mais je sais pas si c’est toi qui a mixé le tout, j’ai juste trouvé ça parfait. La Colère dans le Roi des Rats, avec Pandore qui est la Fée Carabosse et noie sa peine en voulant du royaume parfait et heureux, finalement baisée par ses erreurs dans la réincarnation de la colère. Bref, je saurais pas expliquer. Promis, j’ai compris en lisant. C’est canon.
Bravo. Miam

Et pense à te mettre dans le botting sinon je te fais du (codage à faire)


Et même si tu es validé(e), tu n'es peut-être pas encore tout à fait familier avec le forum, alors on ne va pas encore te lâcher dans la nature sans baluchon, rassures-toi. Tu trouveras ici tous les liens nécessaire à ton installation sur ABSIT OMEN. D'ailleurs, peu importe où tu t'es égaré sur le forum, tu trouveras toujours le topic des liens utiles, ça peut toujours servir. Si des questions persistent, n'hésites pas à passer du côté de la FAQ ou d'embêter l'un des membres du staff. Mais avant tout, si tu veux pouvoir lier ton personnage aux autres et répertorier tout ce que tu as besoin de répertorier, tu peux d'office poster ta fiche de liens, ta fiche de rps, et pourquoi pas, si une envie folle te prend, poster ton journal intime. Tu pourras alors te lancer dans l'aventure du rp ici ! Les rps te feront gagner ce qu'on appelle dans le coins des écus d'or. Écus d'or qui t'inciteront à faire divers achats par la suite. Si tu souhaites découvrir ce qui peut t'attendre ou t'inciter à la dépense, je t'invite à faire un tour du côté de la banque, tu trouveras sûrement ton bonheur. Aussi, si tu as besoin d'un certain personnage à tes côtés, tu peux aussi poster dans les scénarii (n'en abuses pas, de toute façon tu es limité(e) à deux scénarii par personnage). Et enfin, si tu as juste envie de ne pas te prendre la tête, je te rappelle que le flood est à ton entière disposition, alors fais péter le compteur de messages ! Et si tu aimes ABSIT OMEN, on t'encourage à faire de la pub sur Bazzart et PRD (ou autour de toi) et voter aux top-sites !
Merci d'être là  

Et  amuses-toi bien par minou !
code (c) crackle bones



I do not know why I would go in front of you and hide my soul, ‘cause you're the only one who knows it. Yeah you're the only one who knows it. ▵ (c) endlesslove.
“ white R. ” ▵

(compte admin) ❤︎
Revenir en haut Aller en bas
Clara O. Stahlbaum
barely alive ☽ i'm a mess.
avatar
Écus d'Or : 100
Âge : vingt ans (pour clara) + indéterminé (pour sally).
keep you off my mind.
Mon Histoire : Sally est la pulsion meurtrière de Clara. Clara est l'humanité de Sally. + Sally s'était faite piéger par la Fée Dragée peu de temps après son départ d'Halloween Town et ses nombreux crimes. + Clara eut une vie parfaite jusqu'à ce que sa route croise celle de la Fée Dragée. À son tour, elle s'est faite piéger, d'une autre façon. +
Schizophrénie : elsa s.-bludvist ; s.-robyn w. brixton.
Messages : 101
Date d'inscription : 05/07/2017
Localisation : forêt enchantée.
Lun 18 Sep - 22:17
Lit Lit Lit



Chaos isn't a pit. Chaos is a ladder. Many who try to climb it fail and never get to try again. The fall breaks them. And some are given a chance to climb, but they refuse. They cling to the realm or the gods or love. Illusions. Only the ladder is real. The climb is all there is. ©️ caius
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en hautPage 1 sur 1
Sujets similaires
-
» UGO - male husky à poil long ( APA 63 )
» travailler un cheval au dos long
» S'MALIK, Berger Allemand poil long noir - POITIERS - (n° 10-284F) 28/05/10
» Quels sont les effets du rivotril à long terme
» [Donne] chat noir poil mi long castré (montpellier 34)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
-Absit Omen- :: Connaître le Monde :: Se présenter :: les admis-
Sauter vers: