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 Thomas E. Brownlow - Les apparences sont souvent trompeuses !

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MessageSujet: Thomas E. Brownlow - Les apparences sont souvent trompeuses !   Mer 5 Avr - 13:10


Thomas Edward Brownlow

La folie est le prix à payer pour trop de clairvoyance !


nom. Brownlow
prénom. Thomas Edward

âge. 35 ans

conte. Oliver Twist & Dr Jekyll & Mister Hyde

personnage. Oliver Twist & Henry Jekyll / Edward Hyde

date et lieu de naissance. (vie réelle) un 30 mai dans la ville dans un petit village de Great Mist situé dans le monde sans couleurs (Thomas ignore la date exacte de sa naissance. Cette date correspond au jour où il a été retrouvé par Henry Rogers devant la porte de sa ferme (vie fictive) 26 novembre 1982 sur l'île de Riorim (journée mondiale des enfants des rues et de l'égalité des chances... deux combats capitaux dans sa vie)

orientation. Bisexualité - Thomas se contraint volontairement à multiplier les conquêtes féminines pour dissimuler son homosexualité qu’il ne parvient pas à assumer. Pour le plaisir, il ne réserve ses faveurs qu'à un seul partenaire masculin en qui il a toute confiance. Edward quant à lui n'a pour intérêt que la gente féminine.

situation. (Vesta) Marié et séparé de sa femme. (Riorim) Jeune père célibataire, Thomas n’est pas insensible à l’idée d’un mariage qui lui permettrait de faire taire les rumeurs concernant ses inclinaisons sexuelles en vivant la vie de « Monsieur tout le monde ». Un mariage lui donnerait également la chance d'offrir une présence maternelle nécessaire au bon développement de sa fille Sofia.

fonction/profession. Neurologue, Psychiatre, Chef du service psychiatrique et assistant de direction de l'hôpital de Riorim, Professeur particulier à l'orphelinat de Riorim.

pouvoir(s). A l'époque où Henry Jekyll se transformait en Edward Hyde par l'absorption de sa potion, il pouvait retrouver sa vigueur et les traits du visage d'un jeune homme de vingt ans. La quantité phénoménale de produit que Thomas a avalé à cette époque ont laissés des restes en lui. Quelques effets secondaires sont ainsi apparut, créeant deux pouvoir bien distinct chez lui. Ses capacités se manifestent lorsque ce dernier vit d'intense émotions qu'il s'agisse de peur, de colère ou de profonde tristesse.

Superforce : Le corps de Thomas produit énormément d'adrenaline lorsque ce dernier se trouve en situation de danger. Cette hormone présente de manière exponentielle lui confère une très grande force. Il est ainsi capable de soulever des poids allant jusqu'à 1 tonne, de briser entre ses mains différentes matières allant du bois à la brique... ou du verre réputé incassable. Sa masse musculaire se développe également lui permettant de produire de grands efforts physiques tout en se montrant plus endurant que d'ordinaire. Il est également plus résistant aux coups infligés par ses ennemis. Cependant, sa force à des limites. Sa force ne pouvant s'appliquer que sur un point précis de l'objet, il faudra que celui-ci ne dépasse pas une cainquantaine de centimètres. De même, il serait incapable de détruire des matières réputées plus solides comme le métal, le diamant ou le béton. De même l'accelération de son rythme cardiaque lui permettant une grande endurance ne peut pas être maintenue plus d'une heure au risque d'avoir des conséquences fâcheuses sur son corps ou de provoquer une crise cardique.

Régnération cellulaire : Cette capacité, Thomas l'a retrouve dans son quotidien. Il possède une capacité à guérir plus rapidement que la moyenne des êtres humains. Moins sujet aux maladies, ses coupures et blessures superficielles peuvent guérir en seulement plusieurs minutes. Bien sûr, les blessures plus profondes prendront plus de temps pour guérir mais la cicatrisation se fera rapidement ne laissant que quelques marques discrètes sur sa peau. Les cellules cutanées étant renouvelées constamment, Thomas ne subira pas les symptômes de la vieilliesse, ignorant les rides sur son visage. Son pouvoir ne l'empêche cependant pas de vieillir. Sa durée de vie pourrait être plus longue que la moyenne. Il pourrait facilement vivre jusqu'à 100 ou 120 ans mais pas au-delà.

objet(s) magique(s). Non

groupe. les exilés

avatar. Tom Hiddleston

Caractère

Qualités

A l’écoute des autres, Aimable, Ambitieux, Clairvoyant, Dévoué, Diplomate, D’une loyauté sans faille, Fidèle, Franc, Généreux, Très intelligent, Modeste, Réfléchi, Organisé, Ouvert d’esprit, Patient, Passionné, Persévérant, Protecteur, Tendre, Tolérant  

Défauts

Très auto-critique, Gère mal ses addictions, Colérique, Dépressif, Fataliste, Froid, Franc, Hypersensible, Lunatique, Jaloux, Manque de confiance en lui, Maladroit sentimentalement, Manipulateur, Menteur, Naïf, Paranoïaque, Secret, Violent

Anecdotes

* Durant son enfance, il était très souvent puni en étant enfermé dans un placard très étroit. Il en a conservé une claustrophobie dont il n’a jamais pu guérir.

* Il porte encore sur lui les cicatrices des nombreux mauvais traitements qu’il a subis lorsqu’il était enfant à Vesta. Ces cicatrices ont ensuite été justifiées par un violent passage à tabac dont il a été victime lors de ses années d’université. Thomas boîte et il porte quelques petites cicatrices sur une moitié de son visage.

* Depuis sa plus tendre enfance, il a un goût prononcé pour le bricolage. Créatif et visionnaire, il lui est arrivé de fabriquer des jouets ou de créer des inventions dans le but de faciliter la vie des habitants de Steamtown.

* Studieux, il a fait de nombreuses études lorsqu’il était à Steamtown. Il possède ainsi des doctorats en médecine et en droit civil. Un doctorat de psychologie et une spécialisation en neurologie ce sont ajoutés à cette longue liste depuis qu’il vit sur l’île de Riorim.

* Il a toujours conservé un registre des crimes qu’il a commis en tant qu’Edward Hyde. Il y répertoriait avec soin ses crimes ainsi que le nom de ses victimes. Il pensait que s’il venait à disparaître, ses crimes eux ne resteraient pas impunis.

* Sans véritablement le comprendre, il a toujours eu le réflexe d’acheter des vêtements de deux tailles différentes, l’autre tenue ayant une taille légèrement plus petite que la sienne. Des vêtements parfaitement adaptés au physique d’Edward Hyde !

* Il a un goût très prononcé pour la littérature. Cette passion lui a été transmise par son père adoptif. Selon ses propres termes, « le savoir est la seule porte ouverte vers le pouvoir et la liberté ». Appliquant ce principe à la lettre, il lit tout ce qui lui tombe sous la main. Ses inclinations le porte cependant plus volontiers vers les ouvrages scientifiques traitant de médecine et de psychologie.  

* L’un de ses loisirs préférés est l’écriture. Scientifique de renom, il écrivait surtout des livres en lien avec ses sujets d’étude. La dispense du savoir aux plus grand nombre étant capitale pour lui, il a toujours vulgarisé ses ouvrages pour qu’ils soient compréhensibles par le plus grand nombre de personnes. Aujourd’hui encore, il publie des livres de psychologie grand public. Il écrit également des histoires pour les enfants.

* Soucieux du sort des orphelins, il est étroitement lié à l’orphelinat de l’île de Riorim, faisant partie des membres du conseil d’administration. Il s’investit également personnellement en donnant des cours d’appui aux élèves en difficultés.

* Très généreux, il réserve toujours une partie de son salaire pour des œuvres de bienfaisance. Ils se consacre particulièrement aux secours des orphelins et à l’alphabétisation des plus pauvres.

* Papa attentionné, il fait tout pour faire de sa fille une vraie femme du monde. Il cherche en tout temps à développer son intelligence et sa tolérance au travers de jeux ou de débats philosophiques. Ce n’est pas pour rien s’il a choisi le prénom de « Sofia (signifiant sagesse en grec) » et Elina (signifiant intelligence en hindou) pour sa fille !  

* Il porte constamment sur lui un médaillon contenant les portraits des deux hommes de sa vie ; son père adoptif Charles Brownlow et son meilleur ami Elliott Ravenswood. Ils sont une source d’inspiration pour lui car ce sont les premières personnes qui ont su croire en lui et valoriser ses capacités personnelles et professionnelles. Il porte également à son poignet droit un petit bracelet tressé que sa fille lui a offert pour sa première fête des pères.

* Depuis son arrivée sur l’île de Riorim, il souffre de migraines très violentes. Il lui arrive également d’entendre des voix à l’intérieur de son esprit. Il est régulièrement victime d’hallucination auditives ou visuelles. Il n’en a jamais parlé à personne, craignant les conséquences que cela pourrait avoir sur sa vie personnelle et professionnelle. Il ne sait pas que ses tourments psychologiques sont dus à la présence latente d'Edward Hyde dans son esprit.

* Thomas possède une forte addiction aux médicaments. En plus des somnifères qu'il prend régulièrement, il suit également un traitement aux antipsychotiques visant à diminuer ses crises de "schizophrénie".

* La sexualité a toujours été une question épineuse pour lui. Brimé à plusieurs reprises pour sa différence, il s’est retrouvé à devoir dissimuler son homosexualité aux yeux de tous. Véritable bouffée d’oxygène, son meilleur ami Elliott Ravenswood est le seul homme avec lequel il entretient une liaison depuis plusieurs années dans le plus grand secret.

* Son avis sur les femmes est très partagé. Respectant les femmes avec lesquelles il peut s’accorder intellectuellement, il n’a en revanche que du mépris et du dédain pour celles qui partagent son lit et qu’il considère comme des « Alibis ». Il ne s'est réellement attaché qu'à une seule femme, Rebecca O’brien, la mère de Sofia.

* Obsédé par l’image que les autres peuvent avoir de lui, il prend grand soin de son apparence. Sa garde-robe est remplie de costumes fabriqués sur mesure. Sa salle de bain regorge de produits de beauté de toutes sortes pour dissimuler ses cicatrices. Il porte régulièrement sur lui un miroir pour pouvoir vérifier son apparence à tout instant.


questionnaire.

Votre avis sur la magie ?
Possédant un esprit rationnel et scientifique, je ne puis cautionner le phénomène magique… pour être tout à fait franc avec vous, je l’ai en horreur. Pour moi la magie n’est qu’un fléau qui, bien qu’attirant au premier abord, n’apporte que ruines et destruction sur son passage. Pensez-vous que The Witch aurait pu jouir d’une telle influence et d’un tel pouvoir si la magie ne faisait pas partie de ce monde ? Contrairement à la science qui elle, peut profiter à tout un chacun, la magie ne change la vie que de leurs possesseurs et aux personnes qu’ils cherchent à aider ou à nuire. Est-il juste de favoriser ainsi un monde à devenir plus élitiste et égocentrique qu’il ne l’est aujourd’hui ? Non, croyez-moi ! Seule la science pourra apporter aux différents royaumes un avenir durable et prospère.

Quelle était votre place avant le conflit avec The Witch ?
Très honnêtement, c’est une histoire que je n’aime pas me remémorer. Pour moi, ma vie a commencé réellement sur l’île de Riorim. Et croyez-moi, ce n’est pas plus mal ! J’ai commis tant d’erreur par le passé que je répugne à en parler. Si cette réponse ne vous convient cependant pas, je me contenterais de vous dire que j’étais un jeune médecin issu du royaume de Steamtown. J’étais un praticien ambitieux, emplis de rêves et désireux de travailler au mieux pour améliorer le quotidien des habitants de cette ville. Je ne me réalisais personnellement que dans la science que je chérissais par-dessus tout. Malheureusement mes projets un peu fous ne m’auront mené qu’à m’autodétruire. Si la guerre n’était pas arrivée, si je n’avais pas été exilé sur cette île, peut-être ne serais-je plus de ce monde à l’heure où je vous parle ! C'est en l'honneur d'un ami mort dans sa lutte contre The Witch et en étant convaincu qu'être magique ne pouvait pas imposer sa loi à tout les royaumes que je me suis joint aux Rebelles dans leur lutte contre cet être malfaisant. Ayant malheureusement jouer de malchance, je me suis rapidement retrouvé exilé par cette dernière pour avoir oser prendre les armes contre elle. Depuis ce jour, je vis sur l'île de Riorim.

Voulez vivre autre-chose que cette vie ?
Autre chose que cette vie ? Non, absolument pas ! je suis très heureux avec celle que j’ai aujourd’hui. J’ai la chance de pouvoir exercer une profession que j’adore et qui me permet de vivre de ma passion ; approfondir le cerveau humain et ses travers psychologiques. Mes implications aussi bien dans le domaine de la santé et de l’orphelinat de mon île me permettent de me rendre véritablement utile aux autres. J’ai une position tout à fait respectueuse dans l’hôpital dans lequel je travaille où je suis non seulement chef du service psychiatrique mais également assistant de la direction. En effet, j’ai l’opportunité de travailler aux côtés de mon meilleur ami, un homme que j’admire énormément. Je suis le papa d’une merveilleuse petite fille de 7 ans qui m’est aussi précieuse que la prunelle de mes yeux. Je dois bien avouer que je ne manque pas de charme et de succès auprès des jeunes femmes de mon île. En résumé, je suis plutôt chanceux ! J’ai la vie dont tout homme pourrait rêver. Dites-moi pourquoi en voudrais-je d’une autre ?

crackle bones


Derrière l'écran
pseudo. Miosyz
prénom. Sandrine
âge. 30 ans
pays. Suisse
fréquence de connexion. Quotidienne
inventé ou scénario. Inventé
comment avez vous connu le forum. Par l'intermédiaire de ses chères fondatrices  I love you
code. CRACKLE BONES
commentaires. Nope.


Dernière édition par Thomas E. Brownlow le Mar 18 Avr - 11:33, édité 22 fois
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MessageSujet: Re: Thomas E. Brownlow - Les apparences sont souvent trompeuses !   Mer 5 Avr - 13:15


Oliver Twist

DANS L'ENFER DE LA RUE




Il n’y a rien de pire pour un enfant que de naître sans père ni mère ! Dans le royaume de The Great Mist où je suis venu au monde, une personne bien née n’est définie que par son lignage et son héritage. Comment voulez-vous espérer avoir un quelconque avenir lorsque vous n’êtes qu’un enfant de la rue au destin bien incertain ? Cette question, je me la suis maintes fois posée lorsque je me trouvais chez Henry Rogers. C’est lui qui, un matin, m’a retrouvé devant la porte de sa ferme, emmailloté dans ses couvertures alors que je n’étais qu’un tout jeune nourrisson. Un mot griffonné en quelques lignes maladroites accompagnait le précieux colis. C’est tout ce que je reçus de mes parents, 5 pièces de bronze et la prière suppliante d’une mère qui désirait offrir à son enfant une vie bien plus heureuse que celle qu’elle était en mesure de lui donner. Je passais les 9 premières années de ma vie chez lui. C’est lui qui m’offrit le curieux patronyme d’Oliver Twist. Bien que j’ignore encore aujourd’hui son origine, il devient par la suite le sujet de diverses railleries à mon égard. Cependant, je n’en voulus jamais à Henry ! Après tout, il s’occupait très bien de moi ! Alors que je n’avais rien, il m’avait nourri, habillé et offert un foyer chaleureux. Se chargeant de mon éducation, il m’apprit les bonnes manières et c’est lui qui me transmis les principes de vie si chers à mon coeur.

Je me plaisais tant dans cette vie et j’avais envie de rendre service à l’homme qui m’avait recueilli. C’est pourquoi, j'appris très vite à travailler la terre. Je travaillais chez lui ainsi que chez plusieurs de ses amis. Notre petit village recelait de paysans qui avaient besoin de garçons de ferme pour faire les foins, nourrir les animaux ou encore s’occuper des cultures. J’accomplis chacun de ces travaux avec beaucoup d’application et me fis une place agréable dans ce village, parmi les agriculteurs qui se montraient reconnaissant de l’aide que je pouvais leur apporter au quotidien ! J’adorais cette vie mais malheureusement, elle ne dura qu’un temps !

Lorsque j’atteins l’âge de 9 ans, mon protecteur très malade à l’époque ne put me garder plus longtemps auprès de lui. Il me confia donc avec regret à un « workhouse », ces fameuses maisons d’accueil pour toutes personnes pauvres et en recherche d’un foyer et d’un travail. L’établissement qu’il choisit pour moi jouissait d’une bonne réputation. Il était persuadé que je pourrais y être heureux. Si seulement ses espoirs avaient pu être le reflet de la réalité ! La vie entre ses murs fut une véritable épreuve pour moi. Nos surveillants étaient très stricts. Nous ne disposions de pratiquement rien. Nos quelques possessions personnelles nous avaient été retirées dès notre arrivée. Dormant à plus de 20 enfants dans un même dortoirs, nous étions sommés de garder le silence dès le couvre-feu. Toute dérogation au règlement nous valait des coups de bâtons. Il nous était également interdit de chahuter ou de s’amuser entre nous. Nous étions avant tout là pour travailler et nous rendre utile pour la société. Tous les jours, nous nous rassemblions dans de grandes salles où nous confectionnions durant des heures des paniers en osier. Ces journées me semblaient alors interminables ! Les petites blessures n’étaient pas rares mais privés d’infirmerie, nous ne pouvions pas les soigner.

Certains d’entre nous étaient si faibles qu’ils finissaient par s’évanouir d’épuisement. Cela n'avait rien d'étonnant ! Nous mangions très peu et notre nourriture n’étant constituée que d’une bouillie grisâtre immangeable. N’en pouvant plus de cette injustice, mes camarades et moi-même décidions que les choses devaient changer. Nous prîmes alors une importante décision. Nous allions tirer à la courte paille pour décider lequel d’entre nous demanderait au recteur le droit d’obtenir une ration supplémentaire. Le sort voulu que ça soit moi et c’est donc la boule au ventre et après avoir avalé en vitesse ma première portion que je me présentais devant le recteur. A peine avais-je fait ma demande que ce dernier m’entraîna en dehors de la salle pour me rouer de coups. Une telle requête n’était pas permise dans l’enceinte de cet établissement ! Elle était même scandaleuse ! C’est pourquoi le conseil d’administration décida tout bonnement de se débarrasser de cette tête forte avant qu’elle ne pousse les autres enfants à la rébellion. Après tout, j’avais atteint l’âge de mes 12 ans ! Il était temps pour moi d’apprendre un vrai métier.

Ils passèrent donc une annonce qu’ils placardèrent sur les murs de notre petite ville. Ils offraient une jolie récompense afin de me trouver un maître d’apprentissage rapidement ! Quelques badauds se présentèrent alors. La plupart de ces personnes n’étaient en réalité là que pour recevoir l’intéressante prime pécuniaire. Fort heureusement pour moi, certains membres du conseil n’étaient pas dupes. S’il était important de me trouver rapidement un apprentissage, ils voulaient s’assurer que je serais tout de même bien traiter ! Ils finirent donc par me placer chez le croque-mort de la ville. Cette expérience professionnelle aurait une influence capitale sur le reste de mon existence. Le croque-mort, Mr Sowerberry, était une personne très bonne avec moi. Aimable et patient, il m’apprit l’art d’embaumer les corps et la finesse d’esprit qu’il fallait avoir pour encadrer les familles au travers de leur deuil. Mieux que ça ! Etant également médecin légiste, ce fut lui qui m’initia à la connaissance de l’anatomie et au fonctionnement de cette magnifique machine qu’est le corps humain. Inconsciemment, je forgeais déjà la voie professionnelle médicale qui serait la mienne à l’avenir. Malheureusement, l’entourage de Mr Sowerberry n’était de loin pas aussi chaleureux que lui. Son épouse était d’une méchanceté sans pareille. Elle me privait bien souvent de nourriture et ne m’offrit pour toute chambre qu’un misérable placard à balais. Elle me haïssait profondément et ce n’était pas la seule. Parmi mes tortionnaires se trouvait Noah Claypole, un jeune apprenti chouchou de Mrs Sowerberry. A peine plus âgé que moi, il se vantait des avantages qu’il avait sur moi et dont je rêvais. En plus des propos cruels qu’il ne cessait de tenir à mon égard, il me rendait coupable de toutes les bêtises qu’il commettait. Les coups de bâtons, les heures passées enfermé dans le placard, les privations de nourriture… tout cela dura pendant deux longues années ! C’était plus que je ne pouvais en supporter. Après une dispute avec Noah au sujet de ma mère qui avait terminer en bagarre, je pris la décision délicate de partir. A mon départ, je n’emportais avec moi que quelques morceaux de pain et un peu d’argent. J’avais alors la ferme attention de rejoindre la grande capitale de Steamtown. Mes amis du pensionnat m’avaient très souvent parler de ce lieu idyllique qui semblait être un véritable paradis sur Terre !

La route fût longue jusqu’à la capitale. J’avais bien vite fini mes rations de nourriture et dépensé l’argent que j’avais pris avec moi. Je n’avais donc plus d’autre choix que de marcher le ventre vide sous le froid et la pluie. Ce petit manège dura des jours, des semaines avant que je puisse enfin apercevoir les remparts de la ville tant espérée. Durant les premiers jours, je demeurais optimiste la tête remplie de rêves et de belles ambitions. Mais malgré tous mes efforts, je ne trouvais pas de travail et rejoignis très rapidement les quartiers pauvres de la ville. Vivant parmi les clochards, cherchant ma nourriture dans les poubelles, je haïssais cette vie de douleur et de désespoir. Et c’est là qu’un miracle se produisit ! Un jour, un garçon à peine plus âgé que moi, m’interpella dans la rue. Bien habillé, il parlait avec autant de grâce qu'un bourgeois. Il y avait pourtant en lui quelque chose qui sonnait terriblement faux. Ses vêtements étaient poussiéreux et rapiécés et son langage bien que poli était fournis de fautes de vocabulaire et de grammaire. Malgré son aspect quelque peu étrange, je ne pouvais m’empêcher de l’admirer. Il se dégageait de lui une certaine force et confiance en lui qui me rassurait. Humblement, il se présenta à moi sous le nom de Jack Dawkins, surnommé le Renard. Il me tendit gentiment la main me promettant le gite et le couvert si de venait travailler pour son patron, Mr Fagin. Profitant de ce coup du sort bienheureux, j’acceptais bien volontiers son offre.

A mon arrivée, Mr Fagin me fit la meilleure des impressions. Il n’était en réalité qu’un escroc qui vivait de recèles que les enfants pauvres qu’il recueillait étaient obligés de commettre. Trop heureux de pouvoir manger à ma faim et dormir au chaud, je ne me doutais pas de l’origine de ses richesses. Les premiers jours passés chez lui furent l’occasion pour moi de faire connaissance avec certains de ses plus proches amis ; une brute locale nommée Mr Bill Sikes ainsi que sa maîtresse Nancy qui vendait ses charmes dans les rues malfamées de Steamtown. L’homme ne m’inspirais guère confiance mais sa compagne se montra dès le départ d’une extrême gentillesse envers moi. Une fois que j’eus repris des forces, Fagin estima qu’il était temps de m’apprendre le métier ! Après quelques simulations de chapardage entre quatre murs, il m’envoya sur le terrain en compagnie de deux de mes camarades d’infortune ; Le Renard et Charlie Bates. Notre expédition nous mena jusqu’à la boutique d’un libraire où se trouvait un homme d’âge mur. Très aimable, il prêtait assistance au pauvre libraire qui venait de faire tomber une pile de livres. Estimant qu’il était temps d’agir, l’un de mes nouveaux amis se jeta sur lui pour lui voler sa montre de poche. Il joua cependant de malchance et le libraire eut tôt fait de l’attraper par la peau du cou. Finissant par trouver un moyen de s’échapper, ils s’enfuirent tous deux à toutes jambes. Paralysé par la peur, je restais planté sur place comme un piquet. Alertés par tout ce raffut, les gendarmes ne purent qu’arrêter cette pauvre pomme qui avait été incapable de suivre ses amis à temps.

Les gendarmes me traînèrent donc devant le juge. Le libraire et le malheureux bourgeois victime de ce vol les accompagnaient. Les avis sur mon cas étaient alors partagés. Convaincu de ma culpabilité, les gendarmes et le libraire affirmèrent haut et fort que je n’étais qu’un vaurien qui méritait d’être puni en tant que tel. La victime avait en revanche compris en me voyant que je n’étais pas aussi coupable que mes camarades. Le vieil homme faisait alors appel à la partialité du juge et lui demanda de bien vouloir pardonner le jeune garçon innocent que j’étais. Je ne prêtais alors qu’une attention distraite à leurs propos. Me sentant très mal dès les premières minutes de l’interrogatoire, je finis par m’évanouir. Le gentil bourgeois s’aperçut très vite que j’avais une forte fièvre. Déclarant au juge qu’il abandonnait toute les charges contre moi, il m’emporta chez lui, bien déterminé à s’occuper de moi et à me soigner.

La fièvre que j’avais contractée dura 2 jours et 2 nuits. Lorsque je me réveillais, j’ouvris les yeux sur un véritable paradis terrestre. A mes côtés se tenait la gouvernante de la maison. Elle se présenta sous le nom de Mrs Bedwin. Nous nous lancions alors dans une discussion où je lui parlais de ma vie miséreuse. Très touchée, elle m’écoutait parler avec des larmes aux yeux. Puis, l’homme qui m’avait sauvé de ma prison nous rejoignit. Posant une main compatissante sur l’épaule de sa gouvernante, il me regardait en souriant.

- Bonjour Oliver. Je suis très heureux de savoir que tu es de retour parmi nous.

- C’est très gentil à vous de m’avoir recueilli ! Mais il faut que je rentre chez moi. Mes amis vont s’inquiéter.

- Allons, rien ne presse ! Prends ton temps avant de repartir. Le plus important pour le moment, c’est que tu reprennes des forces. J’enverrais quelqu’un prévenir tes amis. En attendant, je veux que tu te considères ici comme chez toi !

Chez moi ? Avais-je bien entendu ce qu’il venait de me dire ? Il m’avait si aimablement offert son hospitalité et maintenant il voulait que je m’installe temporairement dans cette magnifique demeure ? J’avais peine à réaliser ce qui était en train de m’arriver. Je vivais un véritable rêve ! Essuyant une larme de bonheur coulant sur ma joue, je le remerciais d’un simple mouvement de tête. Le gentilhomme donna alors quelques instructions à sa gouvernante afin qu’on m’apporte un petit-déjeuner convenable. La gorge serrée, je ne retrouvais mes mots qu’une fois que mon protecteur s’apprêtait à sortir de la chambre.

- Pardonnez-moi… je… je vous remercie du fond du cœur pour tous vos bienfaits, Monsieur ! Mais je… est-ce que je pourrais connaître votre nom ?

- Bien évidemment ! Je me nomme Mr Brownlow… Mr Charles Brownlow!

Les jours qui suivirent furent pour moi paradisiaques. Jamais on ne m’avait aussi bien traité que sous ce toit, pas même à l’époque où je vivais encore chez le prêtre qui m’avait élevé. J’aimais le regard plein de tendresse et de curiosité que posait sur moi Mr Brownlow, un regard que seul un père pouvait adresser à son fils. Passionné de littérature, il me transmit cet amour pour les livres au travers de ma première initiation à la lecture. Ses serviteurs étaient également aux petits soins pour moi et je discutais très souvent avec Mrs Bedwin qui se prit d’affection pour moi. Seul l’ami de mon protecteur, Mr Grimwig, nourrissait quelques réticences à mon égard. J’en pris conscience le jour où Mr Brownlow me confia une mission très importante. Ce dernier avait un livre à rendre à la librairie, accompagné des 5 livres sterling de caution qui allait avec son prolongement d’emprunt de l’ouvrage. Son ami se montra très réticent à cette idée, prétendant que je m’en irais avec l’argent sans jamais plus leur donner de nouvelles. Mr Brownlow semblait pourtant convaincu de ma bonne foi et prit ma défense ! je me promis de tout faire pour mériter cette confiance et profiter de cette occasion pour témoigner de mon immense gratitude.

D’un pas décidé, je sortis donc et me rendis à la librairie. Ce que j’ignorais en cet instant c’est que mes amis des rues me cherchaient sans relâche depuis des jours. Apprenant par la police que je m’étais réfugié chez Mr Brownlow, les sbires de Fagin surveillaient les allées et venues devant sa maison. Lorsqu’enfin je sortis ma forteresse, ils saisirent leur chance. Nancy et Sikes m’attrapèrent devant la boutique du libraire et me ramenèrent chez Fagin ! Il n’y avait rien que je pouvais faire pour échapper à mes tortionnaires. Dès mon arrivée, ce dernier voulut m’accueillir à coups de bâton. Nancy finit par le convaincre de ne pas me fouetter. Au lieu de cela, je fus obligé de garder le lit durant des jours avec l’interdiction d’en bouger.

Après un temps qui me semblait alors interminable, Fagin m’autorisa enfin à quitter cette maudite pièce. Reprenant mon ancienne vie, je ne cessais de penser à mes anges gardiens. Est-ce que Mr Brownlow et Mrs Bedwin pensaient encore à moi ? Avaient-ils fini par croire les dires que Mr Grimwing en pensant que je n’étais qu’un voleur ? Je l’ignorais mais une chose était sûre… je ne pourrais certainement jamais les retrouver ! Mon destin semblait déjà tout tracé et mes tortionnaires veilleraient à ce qu’il en soit toujours ainsi !

Me glissant à nouveau dans la peau d’un voleur, Sikes et son ami Toby Crackit me prirent comme assistant lors de l’un de ses terribles forfaits. Il voulait cambrioler une maison ! Refusant de participer à cela, je me glissais à l’intérieur de la demeure et hurlais à plein poumons pour avertir les propriétaires. Furieux contre moi, Toby sortit un pistolet et me tira dessus. Ils s’enfuirent presque aussitôt, me laissant pour mort. Fort heureusement, la balle s’était logée dans mon bras. Les habitants se précipitèrent alors vers moi, un jeune garçon de 17 ans précédait la marche. Ce dernier se prénommait Harry Maylie et il vivait là avec sa là avec sa mère. Se prenant de pitié pour moi, il la supplia de ne pas me dénoncer à la police. Cette dernière accepta et alla chercher un médecin afin qu’on me soigne. Ils me gardèrent alors plusieurs semaines chez eux, prenant grand soin de moi. Très rapidement, Harry et moi devenions amis. Nous passions beaucoup de temps ensemble à discuter ou à lire des histoires. Jamais je n’avais rencontré de garçon aussi remarquable que lui. Très intelligent et ouvert, il possédait une force de caractère qui m’attira immédiatement. Ses yeux d’un bleu profond et sa longue chevelure châtain foncé lui conférait une beauté incomparable. Harry fut le premier garçon dont je tombais sincèrement amoureux. Malheureusement pour moi, je découvris bientôt qu’il était promis à une jeune femme, Rose avec lequel il allait bientôt se marier. J’en eus le cœur brisé mais me consolais en me disant que je pourrais rester son ami.

Mes ennuis avec Fagin et les autres étaient cependant loin d’être terminés ! Quelques mois après mon arrivée dans la maison, Nancy se présenta à notre porte. Elle parla avec la tante d’Harry d’une affaire qui l’inquiétait grandement. Un homme du nom de Monks vivant dans un workhouse avait découvert qu’il était en réalité mon demi-frère. Son père avait en effet eu une aventure avec ma mère quelques mois avant ma naissance. Comme il devait hériter d’une fortune importante, il décida de me faire éliminer par Sikes. C’était plus que ce que Nancy ne pouvait en supporter ! Elle avait donc accouru nous prévenir dès qu’elle avait appris la nouvelle. Elle donna également rendez-vous au pont de London Bridge à mes deux protecteur, Mrs Maylie et son ami Mr Brownlow. Elle était prête à les mener jusqu’à Fagin pour faire arrêter ce malfrat.

Le rendez-vous eu lieu le lendemain comme prévu. Ce dont Nancy ne se doutait pas, c’est que Fagin et Sikes l’avait faite suivre par l’un des jeunes pick-pockets. En apprenant que Nancy avait balancé toute l’affaire, Sikes entra dans une colère telle qu’il la tua le soir même ! Il s’enfuit ensuite, craignant que la police ne lui mette la main dessus ! Il n’eut cependant pas le temps d’aller bien loin puisque la police, alertée par les coups de feu, se présenta chez lui. Sikes finit par se suicider accidentellement au cours de sa fuite !

De son côté, Mr Brownlow confronta Monks et l’obligea à signer un contrat me donnant droit à la moitié de mon héritage. Il avait payé pour ses crimes ! Grâce aux informations de Nancy, la police parvint finalement à mettre la main sur Fagin et ses jeunes pick-pockets eurent tout juste le temps de pouvoir s’enfuir. Il fut condamné à être pendu sur la place publique. Peu avant sa mort, je m’étais rendu avec Mr Brownlow en prison pour lui rendre une dernière visite. Je souhaitais plus que tout lui accorder ma rédemption et le pardonner pour tous les actes de tromperie et de cruauté qu’il avait eu à mon égard ! Je refermais ensuite ce terrible chapitre de ma vie pour en ouvrir un beaucoup plus joyeux !

crackle bones



Oliver Brownlow

N'ECOUTEZ JAMAIS VOS PETITS DEMONS INTERIEURS




C’est à l’âge de 13 ans que ma vie commença réellement. Moi qui n’était jusqu’ici qu’un petit garçon des rues, je découvrais tout d’un coup ce que c’était qu’être heureux au cœur même d’une famille aimante. J’avais laissé derrière moi le misérable petit garçon Oliver Twist afin d’accorder toute la place au jeune Oliver Brownlow qui plongeait tout juste dans l’âge si ingrat de l’adolescence. Mon père adoptif, Charles Brownlow, avait choisi de quitter la ville crasseuse et encombrée de Steamtown lui préférant une magnifique villa victorienne dans la campagne environnante. Le paysage était tout simplement idyllique. Au lieu des du brouhaha de la ville, nous avions droit au chant des oiseaux qui nous accompagnait dès les premières lueurs de l’aube jusqu’au crépuscule. L’air nauséabond de la ville était remplacé par une atmosphère pure et les odeurs délicates de la flore locale. Quelle joie c’était pour moi de pouvoir enfin retrouver cet univers si plaisant que j’avais quitté quelques années auparavant. Ici, je pouvais pleinement m’épanouir. Lorsque je n’étais pas pris par le rythme effréné de mes cours particuliers de rattrapage à domicile, j’allais volontiers me promener et discuter avec mon voisinage. Les vieilles habitudes reprirent rapidement le dessus et dès que la belle saison approchait, je me joignais aux paysans pour les aider à travailler la terre. Mon père adoptif souriait souvent en me voyant faire preuve de serviabilité et de générosité envers les autres. Il m’encourageait même dans cette voie-là, me rappelant volontiers chaque jour de ne jamais perdre l’âme de l’enfant responsable qu’était Oliver Twist ! Selon lui, un homme ne pouvait pleinement se réaliser qu’au travers de l’aide qu’il pouvait apporter à sa communauté C’est une leçon très importante que je conserverais dans mon cœur et appliquerais chaque jour de ma vie !

Mon père ne souhaitait cependant pas que je me réfugie totalement dans les travaux manuels. Grâce à mon héritage miraculeux et à mon intelligence, j’avais la possibilité de faire de longues et belles études. Il ne souhaitait pas que je laisse passer cette magnifique chance que j’avais de pouvoir pleinement laisser s’exprimer mon intellect et devenir ainsi un véritable homme du monde. Je passais donc de longues heures avec mon professeur particulier. J’appréciais cet homme passionné par son travail qui m’enseignait chaque jour de nouvelles choses. Il faisait preuve d’une patience exemplaire à mon égard et souhaitait plus que tous adapter ses cours à mes préférences personnelles. Depuis toujours, je nourrissais une véritable passion pour la science et la littérature. Je caressais toujours le rêve de devenir un jour un grand médecin reconnu de ses pairs ! C’était l’un des rares souvenirs heureux que j’avais emporté dans mes valises de mon expérience d’apprenti chez le croque-mort et médecin légiste, Mr Sowerberry. Maintenant que j’en avais la possibilité, j’étais déterminé à réaliser le souhait un peu fou du petit garçon de 9 ans que j’avais été ! J’étais cependant loin de me douter qu’un évènement imprévu allait bientôt m’éloigner de cette image d’étudiant studieux et appliqué à laquelle je tenais tant.

Nous recevions beaucoup de nos anciens amis dans notre grande maison lors de réceptions mondaines grandioses. Un soir, Mrs Maylie, mon ancienne bienfaitrice, vient nous annoncer une nouvelle incroyable. Son fils Harry et sa nouvelle femme Rose avait pour projet de s’installer à la campagne et de racheter la maison voisine à la nôtre. Ils étaient tombés sous le charme de cette région la dernière fois qu’ils nous avaient rendus visite. Ils partageaient l’opinion de mon père quant au fait que la campagne était le lieu idéal pour élever des enfants. A cette nouvelle, je me sentais partagé entre le bonheur de savoir que mon ami le plus proche viendrait s’installer à mes côtés et la crainte légitime que les battements traîtres de mon cœur ne viennent une nouvelle fois troubler la quiétude de mon quotidien. Malgré tout, je finis par me raisonner et accueillis nos amis à bras ouverts aux côtés de mon père. Les premiers temps se passèrent à merveille. Heureux de nous être enfin retrouver, Harry et moi passions beaucoup de temps ensemble. Il me parlait de ses projets d’avenir et de sa passion pour les jeux de la guerre. Il espérait un jour pouvoir rejoindre un régiment de mercenaires pour partir défendre les royaumes qui en avaient besoin. Je l’écoutais avec toute l’affection que j’avais pour lui. Il m’initia à des jeux de stratégie, m’apprenant avec soin l’art si délicat de la guerre. Je m’y amusais beaucoup et chérissais tous les moments que je passais à ses côtés. Lorsque nous n’étions pas ensemble, je ne cessais de penser à lui. Ce fut d’ailleurs pour lui que je composais mes premiers poèmes que je déchirais aussitôt, craignant plus que tout que quelqu’un puisse les lire. Secrètement, je jalousais sa femme qui avait droit à tous ces moments de tendresse dont je ne pourrais jamais bénéficier. Je compris alors que mes sentiments confus étaient bien plus proches de l’Amour que de l’Amitié.

Je savais au fond de moi que mon affection pour lui était loin d’être conventionnelle. Ce n’était pas bien vu par notre société qu’un garçon puisse aimer l’un de ses congénères. Mon père m’avait souvent demandé pourquoi je renonçais à danser avec une fille lors des bals organisés dans notre maison. Je ne désirais pas lui avouer la vérité alors j’inventais des excuses que je ne cessais de renouveler à chaque nouvelle interrogation. Je préférais milles fois boire des verres en compagnie d’Harry parfois allant jusqu’à l’ivresse la plus misérable. Mon ami n’était pas un homme parfait et il m’entraînait bien souvent avec lui dans la dégustation de substances hallucinogènes ou d’alcool. Je ne trouvais pas la force de pouvoir résister à tous ces plaisirs. D’une manière presque instinctive, Harry compris les sentiments que je nourrissais pour lui et il me fit bientôt comprendre qu’il les partageait également. C’est à ce moment-là qu’éclata le scandale !

A la suite d’une soirée bien arrosée, nous avions laissés notre passion interdite s’exprimer au grand jour. Lorsque Mrs Bedwin vint dans ma chambre pour me réveiller le lendemain matin, elle nous avait trouvés tous les deux allongés l’un contre l’autre dans mon lit. Bouleversée, elle trouva tout de même la force de prendre une décision qui ne briserait pas notre réputation et ne mettrait pas nos vies en danger. Très prévenante, elle ne divulgua ce secret qu’à mon père. Jamais je n’avais vu ce dernier dans une colère aussi noire. Ses paroles avaient été d’une cruauté insoutenable. Mais ce qui m’avait le plus choqué, c’était de voir briller dans ses yeux ce mélange de dégoût et d’incompréhension à mon égard. Il fallait que notre liaison cesse et très rapidement. Il prit la décision de m’éloigner de mon ami dans les jours qui suivirent. Ne voulant pas briser le cœur de Rose ou se montrer injuste envers son fils, il me proposa de m'aider à m'installer dans la grande ville pour commencer les études de médecine dont j’avais toujours rêvé. J’avais alors 18 ans et je quittais définitivement le monde de l’enfance pour devenir un adulte.

Seulement moi, je n’avais pas la tête à étudier. Tout du moins pas tout de suite ! Il fallait que je comprenne ce qui m’était arrivé, que je trouve la force en moi de vaincre mes démons intérieurs. Je ne pouvais plus me permettre de succomber ainsi à mes addictions. Il fallait que je fasse taire à tout jamais mes sentiments pour mon plus cher ami. C’est pourquoi, je pris la décision de partir voyager !

C’était un rêve de gosse que je voulais réaliser. J’avais lu tant de récits fantastiques d’explorateurs dans la merveilleuse collection d’ouvrages de mon père. Je voulais à mon tour me lancer dans de grandes aventures. Durant plusieurs mois, je parcourais les différents royaumes de Vesta allant des territoires de Golden Land à ceux de la Forêt Enchantée. Je rencontrais sur ma route des personnes passionnantes dont un bon nombre de médecins et de guérisseurs aguerris. Leurs connaissances pourraient m’être d’une aide précieuse pour mes études et ma pratique de la médecine. J’appris énormément de choses sur les soins aux malades ou encore l’utilisation de plantes dans les soins médicaux de première importance. Parallèlement, je me réfugiais dans la méditation et la prière pour retrouver une paix intérieure. Je parvins à faire taire mes démons intérieurs. Je ne touchais plus à une goutte d’alcool et ne ressentais plus le besoin d’absorber des substances toxiques. Ayant laissé s’éteindre ma flamme de passion pour Harry, je retournais à Great Mist bien décidé à démarrer une nouvelle vie. Honteux et furieux contre l'incompréhension et la décision cruelle de mon père, je décidais de couper les ponts avec lui et de changer de nom. Je choisis alors de prendre le patronyme d'Henry Jekyll ! Henry, en honneur de l'homme qui m'avait élevé durant les 9 premières années de ma vie. Jekyll, car c'est le nom de famille que portée mon infortunée mère disparue trop tôt.

J’étais âgé de 20 ans lorsque je m’inscris à la faculté de médecine. Ce nouveau départ fut une véritable bouffée d’air frais pour moi. J’avais enfin l’occasion de réaliser le plus grand rêve de ma vie ! Ces études furent extrêmement gratifiantes ! La qualité de mes premiers résultats me conforta dans l’idée que j’étais fait pour cette profession. Sept ans plus tard, j’obtins mon diplôme avec mention. Féru de savoir, je poursuivis sur cette lancée en me effectuant une formation en droit civique. Cette décision avait été motivée par l’une de mes visites dans les quartiers de la Rive Droite de Steamtown. La pauvreté faisait partie d’une vie révolue pour moi mais ce n’était malheureusement pas le cas de tous ses autres habitants. Jamais je n’avais vu un tel amalgames d’enfants des rues, de mendiants ou de prostituées. Jeune et pleins d’ambition, je me lançais dans cette formation avec l’espoir fou de pouvoir un jour défendre et représenter ces personnes bien trop souvent oubliées par la communauté bourgeoise de la ville. La population ne cessant de s’agrandir de jour en jour, il était impossible d’endiguer la quantité phénoménale de crimes commis dans cette moitié de la ville. La justice ne pouvait pas condamner tous ces délits ! Revenant subitement à la réalité, je compris que ce combat était perdu d’avance. Cependant, je restais actif dans cette partie de la ville en investissant la major partie de mon héritage dans la création d’orphelinats ou d’écoles pour les enfants des rues. J’assurais également des soins médicaux professionnels dans les dispensaires de fortune. Je ne limitais d’ailleurs pas ma pratique professionnelle à ces seules institutions. Mon aide était fourni à toutes les personnes dans le besoin et j’allongeais chaque jour ma liste de patients dans les orphelinats ou les lupanars des quartiers malfamés. Ma réputation se faisait alors grandissante et je devins l’un des plus célèbres philanthropes de la ville.

crackle bones


Dernière édition par Thomas E. Brownlow le Mar 18 Avr - 11:37, édité 11 fois
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MessageSujet: Re: Thomas E. Brownlow - Les apparences sont souvent trompeuses !   Mer 5 Avr - 13:16


Henry Jekyll & Edward Hyde

N'OUVREZ JAMAIS LA CAGE OU C'EST LA QUE VOS ENNUIS COMMENCERONT




Si ma renommée n’était plus à faire sur la Rive Droite, il fallait encore que je la construise sur la Rive Gauche. Contrairement au monde désenchanté des bas quartiers, l’image était une chose primordiale dans les milieux bourgeois. J’avais chassé depuis longtemps mes démons intérieurs et calmer mes ardeurs déplacées mais l’envie était toujours présente de plonger la tête la première dans mes anciens vices. Je faisais tout pour préserver cette image de parfait gentleman. Le besoin en fut d’autant plus pressant le jour où je fis la connaissance de Benjamin Achs, l’un de mes nouveaux collègues masculins de l’hôpital où je travaillais. Cet homme en plus de posséder un esprit vif et une grande intelligence, ne manquait pas d’un charme indéniable et irrésistible. Inexorablement, je sentais au fond de moi revenir ce désir coupable si longtemps refoulés. Je ne pouvais pas me permettre de reproduire le même schéma qu’avec Harry ! J’avais travaillé si dur pour effacer mon premier amant de ma mémoire et de mes fantasmes. Je ne voulais pas qu’une nouvelle aventure avec un homme vienne entacher ma réputation. Je conservais dès lors cette passion au fond de moi, me limitant à une amitié parfaitement platonique.

Par un réflexe d’auto défense, je me tournais vers les femmes. Je n’avais jamais réellement éprouvé de sentiments ou de désirs pour aucune d’entre elles. Cependant, je finis pas faire la cour et épouser la jeune Rachel Wilson qui ne rêvait que de ça depuis plusieurs années. Nous étions des amis de longue date et à défaut de pouvoir un jour être amoureux d’elle, je me contentais d’une affection amicale. Je ne savais pas si elle avait conscience de mon attrait pour les hommes. A vrai dire, je ne m’en préoccupais guère ! La seule chose qui comptait pour moi c’est l’image du couple charmant que nous formions aux yeux du grand public. J’observais alors un comportement exemplaire ! Je ne buvais qu’un nombre raisonnable de verres d’alcool, résistais à toutes les drogues et ne me permettais aucune relation adultère. Mon union avec Rachel finit même par porter ses fruits. A 30 ans, je devins le père d’un magnifique petit garçon que nous prénommions Joseph Harry. Ce petit garçon fit la joie de tout le monde et notamment de son grand-père qui désespérait d’avoir un jour un petit-fils. Tout semblait parfait… mais cela bien sûr c’était avant l’apparition de ma deuxième personnalité, Edward Hyde.

Même si ce joli tableau semblait convaincre chacune de mes connaissances, il ne chassait en rien mes démons intérieurs ni les besoins d’exprimer mes envies les plus secrètes et les plus inavouables. La situation terrible que je vivais tiraillé entre mon instinct et ma raison devint l’objet de tous mes travaux à venir. Me détournant quelque peu de la médecine classique, je portais mon attention sur la psyché humaine. Je finis par me convaincre que je pourrais créer un remède qui permettrait à tout être humain de chasser leurs démons intérieurs à tout jamais ou, dans le cas contraire, de les laisser s’exprimer sans en ressentir la moindre culpabilité. Délaissant peu à peu mes patients et mes autres travaux scientifiques, ne me préoccupant plus de cette famille que je n’avais désiré qu’à moitié, je passais des jours et des nuits à la création de ce médicament miracle. Cependant, pour réaliser mon rêve, il me fallait obtenir les moyens financiers ainsi que l’approbation de tester mon produit miracle sur des cobayes humains. Hors tous les deux me manquaient grandement. Je n’eus dès lors pas d’autres choix que de me tourner vers le conseil de l’hôpital afin qu’ils me prêtent assistance.

« L’exploration de l’esprit humain m’a permis de parvenir à une conclusion. Il existe en nous deux natures distinctes ; l’une conforme aux règles élémentaires de notre société, l’autre obéissant à ses instincts les plus primaires. Si nous parvenons à séparer la seconde nature de l’autre, nous pourrons éradiquer les maux de la société que sont la folie et le crime. Comme vous pourrez le constater dans les dossiers qui vous ont été transmis, j’ai déjà obtenu des résultats satisfaisant sur les animaux. Il me faut maintenant franchir une nouvelle étape en testant cette drogue sur des êtres humains. »

Les désapprobations ne se firent pas attendre. Les membres du conseil hospitalier se montrèrent choqués, incapables de comprendre que je puisse considérer les êtres humains comme de vulgaires cobayes de laboratoire. Le conseil refusa de me voir poursuivre de telles expériences et me menaça même de me renvoyer de l’hôpital si je venais à franchir cet interdit. Je me retrouvais donc seul avec dans les mains un véritable miracle capable de changer l’humanité et qui pourtant, ne profiterait jamais à personne. Un instant j’hésitais à quitter définitivement l’hôpital et me débarrasser de ces conservateurs à l’esprit étriqué. Cependant, je ne pouvais me priver de ces précieux appuis ou prendre le risque de mettre en danger ma famille.

Le conseil ne fut d’ailleurs pas le seul à désapprouver mes travaux. La première fois que j’en parlais à Rachel, cette dernière fut scandalisée, effrayée par l’homme que j’étais en train de devenir. Cela ne freina en rien ma détermination et je tournais mon attention vers la seule personne véritablement en mesure de me comprendre. Devenu mon ami et mon confident, Benjamin reconnu le brio de mes travaux, m’encourageant même à les poursuivre. Riche héritier d’une famille de Steamtown Rive Gauche, il se disait même prêt à me soutenir financièrement dans mes projets. Ayant investis tout mon héritage dans des projets humanitaires, j’acceptais bien volontiers son offre. N’attendant pas une minute de plus, je me mis tout de suite à l’ouvrage non sans le tenir régulièrement informé de mes résultats. Heureux de pouvoir compter sur une oreille attentive, je me rapprochais de lui. Mes relations conjugales étant loin d’être au beau fixe, je me résolus même à vivre avec lui une nouvelle liaison, laissant éclaté cette passion que j’avais retenue en moi depuis bien trop d’années.  

Jamais encore je ne m’étais senti aussi passionné par mes projets. Inlassablement, je créais des drogues qui me permettaient de réaliser mes ambitions qui était de prouver ma théorie à la face du monde. Ne disposant toujours pas de cobayes humains, je pris la lourde décision de les tester sur moi-même. Mes expériences semblaient tout d’abord être un succès. En réalité, il n’en était rien. Plutôt que d’endormir ce mauvais côté de ma personnalité, ma drogue n’avait fait que séparer le Bon et le Mauvais qui résidait en moi. Si bien que lorsque j’en absorbais, mon mauvais côté s’appropriais mon corps en totalité. Il était à présent devenue une personnalité propre et se présenta au monde sous l’identité d’Edward Hyde.

Chaque nuit, j’avalais ces étranges mixtures verdâtres. Chaque nuit, je me livrais à des atrocités dont je n’avais même pas conscience. Mes démons intérieurs se vengeaient de les avoir privés de ce plaisir de parvenir à me contrôler. Ce qui m’effrayait le plus, c’était que j’aimais me retrouver dans cet état, étranger à tout sentiment de culpabilité et à toute moralité. Comme il était doux de pouvoir s’abandonner dans les bras d’inconnues de passage, d’entendre mes ennemis me supplier de leurs laisser la vie sauve, de goûter aux milles et un plaisir que seuls la drogue et l’alcool pouvaient me procurer. Je ne pus bientôt plus me passer de ce sentiment d’extase et ces produits devinrent une addiction. Mes tests détruisaient peu à peu tout ce qu’il y avait de bon en moi. Je n’étais plus que l’ombre de moi-même et je n’éprouvais plus de sentiments pour personne. Mes brefs moments de sommeil étaient hantés par mon autre personnalité qui se gaussait de ma naïveté et à mon addiction pour ces remèdes qui resteraient à jamais inefficaces. Après des mois de tests, je commençais à me haïr et à me répugner. Comment pouvais-je prendre plaisir à tant de crimes abjects ? Il fallait que cela cesse et le plus tôt, il fallait que je coupe la tête de ce serpent avant qu’il ne m’entraîne dans les abysses.

Un soir, le soir le plus sombre de toute ma vie, ce démon vient me rejoindre dans mon sommeil. Je compris alors que si je voulais un jour être heureux, il fallait à tout prix le détruire. D’après ses dires, ma seule chance était de pouvoir l’attraper cette nuit avant qu’un autre breuvage ne me détruise totalement. Je me retrouvais donc somnambule, en train de déambuler dans toute la maison pour essayer de l’attraper. Après une course effrénée, il fût enfin à ma portée. Je serrais alors sa gorge de toute ses forces entre mes mains, riant à en perdre haleine, heureux d’avoir enfin pu exercer ma vengeance sur lui. Ce ne fût qu’au moment où j’entendis le cri d’horreur de ma femme que je repris soudainement conscience. Me rendant alors compte que le cou du monstre que je croyais tenir entre mes mains était en réalité la gorge de mon fils. Il était désormais trop tard. J’avais commis le plus atroce des crimes et assassiné mon fils. Désespéré, je plongeais mon regard dans celui de Rachel espérant pouvoir y lire ne serait-ce qu’un soupçon de compassion. Rien n’y fit ! Elle ne voyait plus que le monstre en moi ! Je regardais alors ma femme se précipiter au dehors de notre maison, les yeux remplis de larmes. Saisissant aux hasards quelques affaires, elle monta dans la première calèche qu’elle trouva en espérant s’éloigner le plus loin possible de moi. Je n’avais pas bougé ! Je n’avais pas tenté de la retenir ! Je me retrouvais seul dans cette grande maison, le cadavre de mon fils pour seule compagnie.

Tout était fini ! Ma vie et ma famille n’étaient désormais plus que des souvenirs. Je me sentais si impuissant, si honteux de n’avoir pas su résister à cette satanée drogue qui m’avait poussé à commettre le plus effroyable des crimes. Et maintenant quoi ? Que me restait-il dans ma vie ? Je songeais un instant à trouver du réconfort auprès de mon ami et amant. Mais Benjamin semblait avoir totalement disparu de la circulation. Vers quelle personne pouvais-je alors me tourner pour trouver un nouveau but à mon existence ? Plus d’une fois je songeais à mettre fin à ma propre existence. C’est alors qu’un coup du sort incongru frappa à ma porte. Je reçus une lettre de la part de Rose, l’épouse de mon plus vieil ami Harry. La Grande Guerre avec La Sorcière faisait toujours rage parmi les royaumes. Tous les royaumes étaient alors prêts à se défendre. Certains avaient ralliés la Sorcière alors que d’autres s’opposaient farouchement à son pouvoir en prenant les armes. Ce fut notamment le cas d’Harry qui avait rejoint les Rebelles. Se battant courageusement pour ses convictions, sa passion pour la guerre finit par avoir raison de lui. C’est ce que j’appris avec déchirement au travers de la missive de Rose. Son mari était mort d’une manière terriblement tragique ! Elle était accompagnée d’une lettre d’adieu de mon amant qui bien que bouleversante, donna un nouveau but à mon existence.

En son hommage et en honneur à tous les principes scientifiques qui m’étaient si chers, je m’engageais auprès des Rebelles pour défendre mon point de vue ! Etrangement, je me découvris des talents insoupçonnés en matière de stratégie guerrière. Moi qui était un pacifiste convaincu, je retrouvais dans un sourire toutes ces capacités que j’avais développées avec Harry au cours de nos jeux guerriers. Je finis même par y prendre du plaisir. C’était un moyen pour moi d’extérioriser mes vieux démons d’une manière très utile. Je me sentais bien dans ma peau de guerrier mais hélas cela ne dura que qu’un temps. A peine six mois après avoir pris part au conflit, je me fis exilé à jamais par la Sorcière !

crackle bones


Dernière édition par Thomas E. Brownlow le Mar 18 Avr - 11:38, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Thomas E. Brownlow - Les apparences sont souvent trompeuses !   Mer 5 Avr - 13:16


Thomas E. Brownlow

WHAT'S UP DOC BROWNLOW ?




(Thomas vit sur l’île de Riorim depuis l’été 2013)

Je suis né comme enfant des rues ! Fils d’une prostituée morte en couche, je n’ai jamais connu mes parents. N’ayant aucune autre famille, je me suis très vite retrouvé à l’orphelinat. Cette existence n’était pas des plus désagréables. Vivant aux côtés de garçons et de fille ayant connus le même sort misérable que le mien, nous nous soutenions telle une grande famille. Les tensions étaient cependant inévitables. Elles apparaissaient à chaque fois qu’une journée porte ouverte était organisée. Nous savions tous ce que cela signifiait. Les plus chanceux d’entre nous pourraient attirer l’attention d’adultes à la recherche d’un enfant à aimer et à éduquer. Nous sortions alors tous le grand jeu, nous illustrant au travers de talents divers et de petits tours improvisés. Nous ne manquions pas de nous montrer aussi sages et charmants que possible. Seulement, moi on ne me remarquait jamais. J’avais le malheur d’être un petit garçon timide et introverti. Trop calme, je me faisais évincer par les enfants ayant pour premier mérite d’avoir une grande gueule et de savoir s’en servir. Les années passèrent et j’atteignis bientôt l’âge fatidique qui condamnait chaque orphelin à ne jamais trouver de famille. Les futurs parents s’attachaient bien souvent à des petites bouilles de 3 ans tout au plus. Qu’avais-je à espérer du haut de mes 10 ans bien passés ? Me faisant une raison, je me consolais comme je pouvais en m’illustrant comme l’un des meilleurs élèves de ma classe. Afin de gagner un peu d’argent de poche, je travaillais après les cours à la bibliothèque. Elle était tenue par un homme adorable d’une cinquantaine d’années. Très appliqué dans mon travail, le bibliothécaire me récompensait bien souvent en partageant avec moi une petite collation tout en lisant en ma compagnie mes livres préférés. Je m’ouvris très facilement à lui, lui parlant de mes journées et de tous mes petits tracas quotidiens. Il s’attacha très vite au petit garçon que j’étais. Lorsque j’atteins l’âge de 12 ans, il m’offrit le plus beau des cadeaux d’anniversaire en m’adoptant officiellement. Ce fut pour moi le plus beau jour de ma vie ! Il y avait si longtemps que j’avais abandonné tout espoir d’avoir un jour ma propre famille. Notre cohabitation se déroulait à merveilles ! Chaque journée passée à ses côtés était pour moi une source intarissable de bonheur. Je m’épanouis comme  jamais auparavant et fis tout pour me montrer digne de cette chance exceptionnelle que l’on m’accordait. Studieux, je travaillais très dur pour réaliser mon rêve d’entrer un jour en faculté de médecine. Mon père adoptif n’avait pas beaucoup d’argent mais il fit tout son possible pour m’aider à réaliser mes projets. Et puis un jour, mon grand rêve se réalisa ! A 19 ans, je fis enfin ma grande entrée à l’université.

La réalité était cependant loin d’être aussi belle que mes rêves. Persuadé de faire mon entrée dans un monde de sagesse et chérissant le partage du savoir pas dessus tout, je me retrouvais plongé au cœur-même d’un univers où seule l’apparence et la concurrence avaient leur droit de cité ! Dès mon arrivée, je compris que je ne parviendrais jamais à m’intégrer parmi les communautés élitistes d’étudiants. La plus grande partie de cette école ne semblait être composée de fils et de filles à papa qui exhibaient sans aucune honte l’argent qu’ils dépensaient sans compter dans leur garde-robe, leurs véhicules et leurs loisirs de folie ! Comment aurais-je donc pu échapper à leurs railleries, moi qui n’étais vêtu que d’habits délavés et rapiécés, qui ne possédais pour seul véhicule qu’un vieux vélo rouillé et dont le seul loisir consistait à plonger son nez dans de vieux livres poussiéreux et usés, achetés d’occasion dans des marchés ou des brocantes ? Ma vie sociale entre ces murs était très délicate. Ne pouvant me permettre de faire le fanfaron, je me plongeais à corps perdu dans mes études. La plupart de mon temps libre, je le passais à la bibliothèque où je dévorais avec avidité le contenu de chacun des livres de médecine que j’y trouvais. Je savais que mon diplôme serait mon seul laisser-passer pour ma réussite personnelle et professionnelle ! Inconsciemment, ces ouvrages étaient surtout un moyen pour moi de me dissimuler, de passer inaperçu dans un lieu où je pouvais espérer fuir les moqueries des plus cruels de mes condisciples.

Fort heureusement pour moi, mes efforts finirent par payer. Je devins l’un des meilleurs étudiants en médecine de ma promotion ! Cette nouvelle me comblait de bonheur et m’avais permis de me faire une place dans cet établissement. Bien que toujours raillés par mes camarades, je reçus plusieurs honneurs de la part de mes professeurs. Certains de mes articles avaient été publiés dans la revue scientifique de notre bahut. Je m’en montrais extrêmement fier tout en conservant une certaine modestie. Je ne désirais pas forcément partager ma réussite avec les autres. D’ailleurs avec qui aurais-je pu en parler ? Je n’avais aucun ami dans cette université, la plupart fuyant le « p’tit merdeux » que j’étais comme la peste ! Pourtant, il arriva enfin un jour où quelqu’un s’intéressa à moi. Une personne qui finit enfin par reconnaître la qualité de mes travaux et mes compétences scolaires.

Je me souviendrais toujours du jour où je croisais pour la première fois la route d’Elliott Ravenswood. Nous étions alors en quatrième année d’étude et abordions l’un des modules les plus complexes de notre scolarité ; la neurologie. Passionné depuis toujours par cette matière, j’étais très excité à l’idée de pouvoir en entendre parler en cours durant trois mois. Les professeurs ne cessaient de nous recommander des travaux d’étude et des ouvrages sur le sujet que je dévorais sans jamais m’en lasser ! Puis vint le temps des examens tant redouté par mes camarades ! Très serein, je me préparais à le réussir sans grande difficulté. Naturellement, ce ne fut pas le cas de tous ! Imaginez ma réaction lorsque je vis le chef de notre promotion, le petit génie de notre classe me demander conseil pour ses révisions ! Depuis toujours, je nourrissais une haine farouche envers Elliott. Il était tout le contraire de moi. Ne pouvant vivre que sous les feux des projecteurs, il se montrait arrogant et cynique envers tous les étudiants qu’il considérait comme inférieurs à lui, fier d’être toujours le premier dans toutes les matières. Fils du directeur de l’hôpital de notre île, il était toujours entouré d’une foule de courtisans qui voyaient déjà tous les bénéfices que pourrait leur apporter une telle amitié ! Bien évidemment, sa meute personnelle n’avait de cesse de me malmener. Elliott lui n’y avait jamais participer, estimant sans doute que je ne méritais pas même une attention de sa part ! Pourtant ce jour-là, dans mon temple libraire sacro-saint, il était venu vers moi pour me demander de l’aide. J’avais réellement du mal à le croire et suspectais une farce de ses sbires. Bien que très suspicieux, je finis par accepter un demi-sourire au coin des lèvres. Après tout, j’étais conscient que cette démarche n’était pas évidente pour lui. J’étais de plus très heureux et fier qu’il puisse reconnaître mes talents dans ce domaine. Laissant peu à peu toutes mes idées préconçues de côté, je mis du cœur à l’ouvrage et passais beaucoup de temps avec lui pour l’aider à préparer cet examen. Le succès qui en résulta fût le début d’une très longue collaboration. Bien évidemment, toutes nos rencontres se déroulaient dans le plus grand secret. Elliott avait une réputation à préserver et admettre devant ses amis qu’il me fréquentait était tout bonnement impensable. Son indifférence publique à mon égard m’agaçait mais le prix n’était pas cher à payer en comparaison de tous les bons moments que je passais en sa compagnie.

Dès le départ, je sentais qu’il existait entre nous une certaine complicité spirituelle. J’adorais nos conversations et nos débats passionnés qui pouvaient durer durant des heures sans qu’aucun de nous ne s’en lasse. Nous partagions les mêmes points de vue sur le domaine médical et partagieons la même vision du monde. J’appréciais beaucoup sa compagnie et nos discussions s’égarèrent vite vers des sujets plus personnels. Elliott devint ainsi mon premier véritable ami ainsi que mon confident. Découvrir le garçon qu’il était derrière l’étudiant trop parfait était pour moi un réel plaisir. Il était si différent de l’image que je m’étais faite de lui ! Nous étions très proches, au point de partager des rêves d’avenir commun… un avenir où nous collaborerions ensemble pour assurer une bonne qualité de soins à tous les habitants de l’île ! Ce qui n’était à la base qu’un délire entre étudiants devint au fur et à mesure du temps un engagement solennel qui nous tenait très à cœur.

Je passais ainsi quelques moi à ses côtés. Cette période de mes études fut sans doute la plus heureuse de toutes ! Après tant d’années de rejet passées dans l’obscurité ignoré de tous, j’avais enfin l’impression de réellement exister. J’étais si touché de voir qu’Elliott avait su voir en moi bien au-delà des apparences. Je n’étais plus défini uniquement comme un gamin misérable mais considéré comme le futur psychiatre et neurologue promis à un avenir très brillant que je pourrais devenir. Naturellement, presque par accident, je finis par nourrir à l’égard de mon ami des sentiments beaucoup plus profonds que de convenance. Les cachant du mieux que je le pouvais, mon attitude maladroite et mes envies secrètes finirent pas être remarquées… mieux que tout, finirent par être acceptées ! Bien sûr, je ne me faisais pas d’illusions. Elliott ne nourrirait certainement jamais les mêmes sentiments que moi. Au fond, cela m’importait peu ! Les quelques nuits que je passais entre ses bras suffisant à mon bonheur. J’étais sur un petit nuage. Heureux et amoureux, je vivais un véritable conte de fée. J’étais alors totalement aveuglé par mes sentiments, ne me rendant pas compte que cette histoire ne serait que passagère. Tous ces moments passés en compagnie de mon frère d’âme ne faisaient qu’accroître la haine de ses amis envers moi. Rien n’aurait pu leur faire changer d’avis concernant ma condition. Pour eux, je n’étais rien d’autre qu’un pouilleux qui s’accrochait à leur ami telle une sangsue, pompant tout ce qu’il avait à m’offrir. Il fallait que je paie pour mon arrogance et c’est ce que je finis par faire. Ma chute fut d’autant plus douloureuse que le bonheur que m’avait procuré mon ascension fulgurante avait été immense.

Un soir, alors que je rentrais de la bibliothèque pour rejoindre le campus, je tombais nez à nez avec mes ennemis. La cour de l’école était alors plongée dans l’obscurité et il y régnait un silence de mort. La boule au ventre, je regardais en silence les quatre amis s’approcher de moi sans oser bouger un muscle. Après quelques instants de silence, je trouvais enfin la force de prononcer quelques mots.

- Qu’est-ce que vous faites ici ? Qu’est-ce que vous me voulez ?

C’est alors qu’un rictus sadique naquit sur les lèvres de leur meneur, Jeff McKinley. Sans même prendre le temps de répondre à ma question, il ordonna à deux de ses amis de m’attraper tout en les priant de ne pas me lâcher. Ces derniers s’exécutèrent aussitôt et se jetèrent sur moi sans que j’aie eu le temps de riposter. J’avais beau me débattre de toutes mes forces, cela ne servait à rien. Ils étaient bien trop forts et leur constitution physique valait cent fois mon corps peu athlétique. Je ne pouvais rien faire ! J’étais totalement à leur merci. Jeff s’approcha alors de moi, tenant un discours qui me fit froid dans le dos.

- Tu croyais vraiment que tout serait simple ? Qu’il te suffirait de t’accrocher à Elliott pour t’intégrer dans cette université ? Pour avoir une quelconque chance d’avenir ? Tu n’es qu’un p’tit merdeux, Thomas ! Un parasite qui croit que tout lui est acquis…

Perdu pour perdu, je ne pouvais résister à l’envie grandissante de répliquer ! Ces phrases aussi cruelles soient-elles n’étaient pas le reflet de la vérité ! Je valais beaucoup plus que cela. Sinon pourquoi Elliott aurait-il prit la peine de me fréquenter ? Pourquoi est-ce que ses amis me considèreraient comme une menace ? Je choisis donc la parole comme arme, leur crachant à la figure tout ce que je retenais en moi depuis des années.

- Ce n’est pas vrai… Tu m’entends, ce n’est pas vrai ! Je sais qui je suis et je sais ce que je vaux ! Je suis un étudiant brillant et je deviendrais un grand praticien. Et je… je ne suis pas le seul à le penser…

- Parce que tu crois vraiment qu’Elliott… Oh mon pauvre vieux ! T’es vraiment pitoyable… Il n’en a rien à faire de toi ! Il se détournera dès qu’il comprendra ce que tu es réellement ! Ne compte pas sur lui pour venir te protéger, mon mignon ! La vérité c’est que tu es seul… complètement seul ! Il est temps que tu le comprennes… Messieurs, retenez-le bien !

Sans attendre, je reçus de la part de Jeff plusieurs coup de poings dans le visage et les côtes. La douleur était atroce mais je faisais mon possible pour conserver la tête haute. Cependant, je finis par perdre toute ma superbe lorsque je vis Jeff sortir un couteau à crans d’arrêt de sa veste. Les yeux écarquillés, je le regardais impuissant s’approcher de moi. Il saisit avec violence mon visage de l’un de ses mains et caressa de l’autre ma joue avec la pointe glacée de son couteau. Il se pencha ensuite discrètement vers moi, susurrant au creux de mon oreille de manière à ce que personne d’autre ne puisse l’entendre.

- Tu crois qu’il aura toujours autant envie de toi une fois que je t’aurais refait le portrait ?

Intrigué, je le dévisageais avec une grande inquiétude. Qu’est-ce qu’il voulait dire par là ? J’écartais cette interrogation bien vite. En cet instant, la seule question qui hantait mon esprit était de savoir si je pourrais survivre ou non à ce massacre. La suite, je l’ai écartée de ma mémoire… sans doute un réflexe d’auto-défense de mon subconscient ! Tout ce dont je me rappelle, c’est de mettre réveillé à l’hôpital quelques heures plus tard. Chaque muscle, chaque os de mon corps me faisaient atrocement souffrir. Ils n’étaient vraiment pas aller de mains mortes ! Je me réveillais avec des cicatrices sur mon visage, trois côtes cassées, un poignet foulé et une jambe droite en morceaux… Il me fallut des semaines d’hospitalisation et des mois de réadaptation pour récupérer mes forces. Les médecins ne purent rien pour ma jambe et même en retrouvant une certaine motricité, je resterais boiteux à jamais. Mais la douleur physique n’était rien en comparaison de la douleur psychologique. Car toutes ses épreuves traversées, je le faisais désormais sans mon ami à mes côtés. Elliott n’était pas venu me voir, pas une seule fois ! J’avais pourtant tellement besoin de lui ! D’une manière assez pathétique, je passais des jours à guetter le moindre signe de sa part. J’espérais tant recevoir un jour un message, un bouquet de fleur, un petit coup de main charitable et discret dans ma vie de tous les jours ou même un sourire dans les couloirs de l’école… n’importe quoi qui m’aurait prouvé qu’il pensait à moi et me soutenais même à distance ! Je n’eus droit à rien. Pire que tout, alors que je souffrais d’un mal et d’une solitude profonde, je le voyais rire et s’amuser avec mes tortionnaires comme s’il n’était rien arrivé… comme si j’étais le seul responsable de leur violence abominable ! Je finis même par croire que notre relation ne reposait que sur une terrible farce que ses amis et lui voulaient me jouer. Je souffrais tellement de cette situation. J’aurais voulu hurler cette profonde injustice qui me tiraillait intérieurement, lui dire même en public tous ces mots que je retenais au fond de moi. Je choisis pourtant de garder le silence ! C’était la fin d’un joli rêve et maintenant que j’étais réveillé je ne pourrais jamais le retrouver !

Cette histoire morbide ne m’empêcha pourtant pas d’obtenir mon diplôme de médecine avec une spécialisation en neurologie. Après avoir étudié le fonctionnement technique du cerveau, je m’intéressais beaucoup plus à la psychologie et à la psychiatrie. J’imagine que les difficultés personnelles que je rencontrais dans ce domaine avaient grandement motivé ma décision. Depuis quelques années déjà, je souffrais de migraines terribles qui s’accompagnaient parfois de voix qui se faisaient entendre à l’intérieur de ma tête. J’étais également sujets à des flash, à de terribles hallucinations visuelles et sonores. La prise régulière de médicaments me permettait d’endiguer les symptômes néfastes de cette maladie psychique. Cela ne m’arrêta donc pas dans mes études que je repris avec énormément d’intérêt. La Psyché humaine était si fascinante. Mieux intégré, je m’épanouissais parmi des étudiants plus ouverts d’esprit. Mes déboires avec Elliott me permirent de comprendre que les gens n’accepteraient jamais mes différences. Il fallait à tout prix que je me fonde dans la masse pour ne pas me faire remarquer ou persécuter ! Dans le domaine amoureux, je me détournais donc des hommes pour prêter plus attention à la gente féminine. Malgré mon aversion à vivre un pareil mensonge, je tentais de faire bonne figure ! Parmi les camarades que je fréquentais se trouvait la jeune Rebecca O’brien. Elève de terminale, son caractère bien trempé d’Irlandaise lui permettait d’amuser la galerie avec beaucoup de charme. Ayant un succès fou auprès des garçons, se fut pourtant vers moi qu’elle jeta curieusement son dévolu. Au début, je ne le réalisais pas forcément. Malgré notre différence d’âge, nous étions devenus amis très rapidement. Je l’appréciais et aimais beaucoup passer du temps en sa compagnie. Je ne compris ses véritables sentiments pour moi qu’à partir du moment où ses gestes se firent plus tendres et séducteurs. Tout d’abord réticent à cette idée, je finis par me prêter au jeu. Après tout, si je voulais me condamner à vivre une vie mensongère de parfait hétéro, il fallait bien que je commence quelque part. Fort heureusement, Rebecca savait se montrer d’une grande patience. Persuadée que mon malaise n’était dû qu’à de la timidité et de l’inexpérience, elle m’approcha tout en douceur. Nous ne passions qu’une nuit ensemble avant qu’elle ne quitte l’école. Ce qui n’était qu’une aventure sans lendemain vint influencer ma vie pour toujours ! La perdant de vue durant des années, je n’eus de nouvelles d’elle que quatre ans plus tard.

Je venais de terminer mes études et m’apprêtais à ouvrir mon propre cabinet psychiatrique. Je ne m’attendais certes pas à recevoir la visite bien incongrue de l’amie de Rebecca, Charlotte. Un jour, elle débarqua chez moi, portant dans ses bras une adorable petite fille de 3 ans. Elle m’expliqua alors que Rebecca était morte dans un terrible accident de voiture. Quelque temps avant sa mort, elle avait révélé à son amie l’identité du père de l’enfant. C’est donc tout naturellement qu’elle était venue à moi, dans l’espoir légitime que j’assumerais mes responsabilités paternelles. Sans aucune hésitation, j’acceptais sa requête ! Je ne voulais surtout pas que la petite Sofia ait à subir la même enfance solitaire que moi. Je fis donc rapidement une place à cette enfant dans ma vie et dans mon cœur. J’appréciais sa gentillesse et son intelligence qui me rappelaient les miennes à son âge. Il n’était désormais plus question pour moi d’ouvrir mon propre cabinet. Il fallait que je trouve du travail rapidement pour subvenir à ses besoins. Je voulais qu’elle ne manque de rien ! C’est ainsi que j’appris qu’un poste de psychiatre venait de se libérer à l’hôpital.

S’il ne c’était agis que de moi, jamais je n’aurais postulé pour cette place ! La dernière chose au monde que je désirais c’était bien de me mettre à genoux devant les Ravenswood pour les supplier de m’accorder ce travail. La rancœur que j’éprouvais à l'égard d'Elliott à cause de son indifférence était encore bien encrée en moi. Cependant, j’acceptais de me sacrifier au nom de l’amour que j’avais pour ma petite princesse. C’est donc à contrecœur que j’envoyais mon CV et me présentais à l’entretien d’embauche. Le malaise que je ressentais en faisant front au directeur de l'hôpital était immense. Je savais ce qu'il en coûtait de se frotter à la haute société lorsque l'on partait de rien ! Je me montrais tout de même suffisamment convaincant puisqu’à peine quelques jours plus tard, je pus prendre mes fonctions dans l’établissement. J’arrivais donc avec la ferme intention d’éviter le plus possible mon ancien ami en dehors du cadre du travail. Cependant, ma résolution fondit comme neige au soleil lorsque je m’entretiens pour la première fois avec le Dr William Jenkins, ancien chef du département psychiatrique. Je tenais profondément à le remercier de m’avoir engagé. Il retint alors un petit rire amusé et expliqua sa réaction. Il avait été présent lors de la décision finial du choix du nouveau psychiatre qui divisait le père et le fils Ravenswood. Elliott aurait prit ma défense en démontrant que j'étais sans nul doute le meilleur des candidats. Il avait lancé à son père « C’est lui ou rien. Si tu veux que je reprennes cet hôpital, je le veux lui dans mon équipe ». Le père n'eut alors pas d'autres choix de de suivre la volonté de son fils.

A cet instant, mon cœur n’en pouvait plus de joie ! Le fardeau que je portais sur mes épaules semblait soudain s’être allégé. Il ne m’avait donc pas oublié… ni moi, ni nos serments de jeunesse ? Je souris à cette idée et promis de ne pas démériter leur confiance. Quelques jours plus tard, ce fut Elliott lui-même qui vint me parler, me témoignant sa certitude que je serais le meilleur dans ma branche. Sur ce témoignage de confiance, notre amitié reprit de plus belle ! Je me sentais alors fier et très heureux. Durant toutes ces années, il m’avait tellement manqué. De toutes les personnes que j’avais rencontré, il était le seul à avoir su voir en moi et à m’accepter réellement… dans tout ce que j’étais ! Il fut un temps ou notre amitié comptait plus que tout à mes yeux et si j’avais une chance de pouvoir la retrouver, je ne voulais surtout pas la laisser passer. Bien sur ma rancune et mes doutes ne furent pas chasser d’un coup de baguette magique. Il me fallut beaucoup de temps pour lui accorder à nouveau ma pleine et entière confiance. Jour après jour, nous retrouvions cette complicité qui nous liait autrefois. Je finis même par retrouver ma place entre ses bras. Notre liaison était sans nulle doute l’un des secrets les mieux garder de l’île ! Ne laissant rien paraître en public, je chérissais sincèrement toutes ces nuits que je passais en sa compagnie.

Trois ans ont passé depuis mon admission à l’hôpital. Je possède à présent la double casquette de chef du service psychiatrique et d’assistant de la direction. J’occupe donc la place dont j’ai toujours rêvé aux côtés de mon meilleur ami. Mon activité professionnelle ne se limite pourtant pas à celle que j’exerce entre ses murs. Je travaille également à l’orphelinat où j’ai grandi. J'y donne en effet des cours d’appui aux élèves en difficultés. Ma petite Sofia Elina, que j’ai officiellement reconnue et adoptée, grandit chaque jour en sagesse et en beauté ! Cette petite est ma plus grande fierté ! Je suis en somme très heureux aujourd’hui et rien ne semble pouvoir obscurcir ces jours de bonheur… si ce n’est peut-être ces petites voix qui traînent encore dans ma tête…  

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Dernière édition par Thomas E. Brownlow le Mar 18 Avr - 11:42, édité 10 fois
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MessageSujet: Re: Thomas E. Brownlow - Les apparences sont souvent trompeuses !   Mer 5 Avr - 19:32

Bienvenue sur AO Niaa
Je suis contente de te retrouver ici Hihi
Hâte de découvrir ce nouveau personnage, bon courage pour ta fiche Niaa

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MessageSujet: Re: Thomas E. Brownlow - Les apparences sont souvent trompeuses !   Mer 5 Avr - 21:33

Bienvenue à toi sur cette nouvelle version !
Bon courage pour l’écriture ! Pas besoin de te dire que si t’as des questions tu me demandes What a Face tu le fais déjà Hihi

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MessageSujet: Re: Thomas E. Brownlow - Les apparences sont souvent trompeuses !   Jeu 6 Avr - 6:45

Merci à vous ! I love you

Ca me fait très plaisir de vous retrouver moi aussi !

Nouveau personnage ? Ouais plus ou moins. Ce ne sera jamais qu'un copier / coller de mon Marv' adoré

Merci pour vos encouragements en tout cas... Et oui je compte bien vous harceler tout le long de la rédaction. Je sens que je vais me faire expulsé avant ma validation ! Hide

J'ai hâte de vous retrouver tout bientôt en RP en tout cas ! I love you
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MessageSujet: Re: Thomas E. Brownlow - Les apparences sont souvent trompeuses !   Mar 11 Avr - 22:42

J'arrive en retard, mais je te souhaite quand même la bienvenue sur AO !
Bon courage pour ta fiche, et hâte d'en lire plus Hihi

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MessageSujet: Re: Thomas E. Brownlow - Les apparences sont souvent trompeuses !   Mer 12 Avr - 6:14

Merci pour ton message d'accueil et tes encouragements ! Potté

Et non tu n'arrives pas en retard je viens de m'inscrire ! ;)

J'espère que le résultat vous plaira en tout cas !





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MessageSujet: Re: Thomas E. Brownlow - Les apparences sont souvent trompeuses !   Sam 15 Avr - 0:28

Alors pour le début de la fiche, il va y avoir quelques petites choses à revoir ou juste à préciser.

>> Pouvoirs:
- le pouvoir de super force : il lui faut quelques failles quand même. On n’est pas des pro du personnage-cheaté. Allez jusqu’à péter du diamant... quand même ! Hihi c’est un peu beaucoup pour des restes d’effet de potion. Enfin c’était juste pour dire j'aimerais bien que ce soit plus plausible.
- je précise que pour le pouvoir de régénération, ne fait pas de lui un immortel. Il peut vivre longtemps et se soigner, mais il finira bien par mourir de vieillesse. Car c’est deux pouvoirs distincts sinon.  `

>> Tu dis ça aussi dans tes anecdotes :
"Il porte encore sur lui les cicatrices des nombreux mauvais traitements qu’il a subis lorsqu’il était enfant à Vesta. Ces cicatrices ont ensuite été justifiées par un violent passage à tabac dont il a été victime lors de ses années d’université. Thomas boîte et il porte quelques petites cicatrices sur une moitié de son visage. « 
C’est sûrement moi qui n’ait pas compris, mais je pensais qu’il cicatrisait plus vite et ne gardait aucune cicatrice Oo ?

>> partie question : alors c’est juste la deuxième, pour qu’on soit sûr. J’ai peur que ça été mal compris. Mais s’il est exilé, c’est qu’il s’est « battu » par telle ou telle façon contre The Witch. En tout cas, il a été exilé car on le pensait Rebelles. Je re-précise, car je pense pas avoir été claire dans mes textes après la millième question à ce propos.

>> ensuite globalement et juste pour prévenir. J’ai peur, en lisant déjà que les anecdotes et partie du profil, que l’histoire de la religion est trop mise en avant et fait trop rapport au catholiscisme. Et c’est pas bon. Enfin, ça fait trop religion actuelles. Je ne sais pas comment le tourner pour que ce soit moins marqué. Et je ne saurais t’expliquer la différence avec les dieux grecques. Car eux existent aussi, et pas dieu dans notre monde des contes. Enfin bref, c’est compliqué. Juste fait attention. J’ai pas encore lu l’histoire, mais je pense qu’il va falloir être beaucoup plus vague et trouver des feintes pour ce mode de vie. En fait faut juste parler d’une communauté, d’une philosophie de voir les choses et un mode de vie. Tu vois ? La notion de bien ou de mal, serait plutôt venu des histoires de la mythologie et tout autre conte de fée, de l’histoire de leurs mondes en fait. Ils ont des endroits pour méditer, se ressourcer, des monastère ou temple de penseur, je ne sais. Après je vais pas écrire ta fiche, mais c’était pour te donner des exemples. En vrai, je ne sais même pas si c’est clair.
Pour conclure, ça fait déjà trop religion actuelle sur la partie profil. :)

Je lirais la suite au plus vite.

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MessageSujet: Re: Thomas E. Brownlow - Les apparences sont souvent trompeuses !   Sam 15 Avr - 18:47

Merci pour tes premières corrections si rapides ! I love you

Alors j'ai fait les modifications que tu m'as demandé...

Pouvoir : J'ai ajouté pour les deux pouvoirs quelques failles j'espère te conviendront... Concernant la régénération, j'ai ajouté une petite note expliquant que les blessures les plus profondes ne pouvaient guère être parfaitement cicatrisées ! De même qu'une jambe totalement brisée pourrait se ressouder assez miraculeusement et avec des soins supplémentaires pas resterait tout de même boiteuse. Ca justifie ta petite question justifiée sur les anecdotes !

Question 2 : Je sais... je l'avais écrite avant que tu me donnes tes explications ! Désolée... Du coup j'ai modifié la fin pour parler des Rebelles. J'espère qu'elle te conviendra mieux !

Religion : Alors comme je t'ai dit... je pense que ce serait mieux si tu me citais les passages de ma fiche qui ont pu te heurter. Ce sera plus simple pour moi de comprendre car tu as un point de vue différent du mien. Ce qui me semble à moi vague ne l'est peut-être pas pour toi ! N'hésite pas à me dire excatement ce que tu veux que je modifie !

Redis-moi pour les corrections et à tout bientôt pour la suite !!!
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MessageSujet: Re: Thomas E. Brownlow - Les apparences sont souvent trompeuses !   Lun 17 Avr - 12:45

Salut !

Moi je passe pour la dernière partie. On a lu à deux le reste et c’est Moira qui te dira donc pour le reste de l’histoire. Elle va poster à la suite ;)

« Nous partagions les mêmes points de vue sur le domaine médical, une même vision du monde »
Je vais chipoter, mais je dirais pas ça comme ça. Ils avait quelques visions communes. Car dans mon idée déjà Elliott pour entrer dans les détails, il serait déjà le genre de médecin à penser rendement avant les patients et au vu de ton personnage. Puis que pour la psychiatrie, il a laissé Thomas s’en occuper pour lui faire plaisir, car il n’était pas du genre à investir dedans. Une chambre, trois dose de cachet et on en parle plus, tu vois le genre ?
Comme je disais, c’était pour chipoter, et surtout être sûre que t’as bien cette idée en tête.

« Ce qui n’était à la base qu’un délire entre étudiants devint au fur et à mesure du temps un engagement solennel qui nous tenait très à cœur. »
Comme là. Ca tiens surtout à coeur à Thomas, Elliott, il y était promis de toutes les façons alors... XD tu vois  ?

Ou alors, il a mentit et joué un peu le jeu pour caresser Thomas dans le sens du poils. Comme ça t’as pas à modif. Juste pour que ce soit clair xD

Euh juste petit détail d’info, Elliott n’est pas encore directeur d’hôpital alors qu’il vient lui aussi de sortir de l’école. Quand tu parles du moment ou Thomas va postuler c’est quand ? Il est peu-être chef de chirurgien, mais c’est encore son père le patron si c’est peu de temps après. Il est directeur de l’hôpital depuis 2 ans à peine on va dire, officiellement.

« Quelques jours plus tard, ce fut Elliott lui-même qui vint me présenter des excuses pour son comportement à l’université. Je les acceptais du fond du cœur ! » Là aussi, Les Ravenswoods ne s’excuse jamais. Ils peuvent dire qu’ils ont peut-être eu tort, mais ne s’excusent pas. Il lui aurait dit un truc du genre « il s’est passé des choses certes, mais je ne peux nier que t’es bon dans ce que tu fais. Tu excelles même et je ne veux que les meilleurs » vala xD T’auras jamais plus de lui Hihi
Même pour avant, je ne pense pas qu’il aurait organiser une fausse liste de candidat qu’il a vu en entretient. C’est un village, et y’a forcément du pitonnage. Il ne s’en cache pas. Il aurait appuyé ce dossier auprès de son père. Genre il aurait pu en avoir 2 qui postulait et Elliott aurait dit à son père « c’est lui ou rien. Si tu veux que je reprennes cet hôpital, je le veux lui dans mon équipe » et en lui montrant à quel point c’st un bon élément. Il ne se serait pas gêné. Objectif ou pas, ils s’en moquent dans la famille. Tu vois le genre ? Pas besoin de faire semblant. Les Ravenswood ne sont pas des gens clean ou hors-pairs. Ils n’ont pas une bonne image. Ce ne sont que des riches connards prétentieux, des gens d’intérêt et qui ne voit que par l’élite. Le seul geste qu’il aurait fait dans cette histoire, c’est de choisir un gars qui est parti de rien ;).

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MessageSujet: Re: Thomas E. Brownlow - Les apparences sont souvent trompeuses !   Lun 17 Avr - 13:21

Et moi j'arrive pour t'embêter un peu plus What a Face

À propos de la première partie de ta fiche

>> Pour le pouvoir de super force. Ton personnage peut tout à fait briser du béton ou de l'acier hein, c'était juste qu'on trouvait que le diamant, c'était un peu cheaté. Après tu fais comme tu veux, mais on n'attendait pas de toi que tu réduises autant ;)

>> Pour la question à propos de la place de Thomas dans le conflit avec The Witch, c'est pas très clair. Tu racontes un peu ce que faisais Thomas à l'époque, mais on ne sait pas pourquoi il est allé avec les Rebelles, c'est trop vague.
Et petit détail, on ne s'enrôle pas chez les Rebelles, on les rejoint. Ce n'est pas une armée, faut le voir un peu comme des révolutionnaires, c'est un groupe engagé avec des idées fortes qui grandit de plus en plus, c'est pas forcément une armée. C'est pas super clair désolée, mais juste ouais, c'est pas un groupe militaire quoi !

>> Pour la religion, après débat, mieux vaut ne pas en parler du tout. Y a pas de religion sur Vesta, à la limite tu as des doctrines (la doctrine des fées, la doctrines des sorcières, etc). Pour la mythologie c'est autre chose. Faut le voir comme des personnages immortels avec de grands pouvoirs qui ont été élevés au rang de dieux. Mais ici Jésus et compagnie n'existent pas. Un moment quand Oliver arrive à Steamtown, il parle de Terre Promise. J'avoue que d'un point de vue omniscient ça passerait, mais là un peu moins. Du coup on préfèrerait que tu enlèves cette référence ;)


Histoire - Vesta

>> Souci de monnaie. On veut bien que tu parles d'écus, de pièces ou de doublons (à Steamtown à la limite y a la monnaie papier, des pseudos billets, quand y a des pénuries d'or), mais c'est comme d'évoquer des pays du monde de Gaïa, la monnaie réelle n'existe pas sur Vesta. Tu parles de livres sterling dans le début du texte, mais c'est une monnaie du monde réel. C'est comme parler d'euros ou de dollars, ça n'existe pas sur Vesta.

>> Petit souci de cohérence qu'on a pu relever aussi, y a un souci au niveau de l'âge de ton personnage. Tu dis au tout début de ton histoire (je te c/c les parties problématiques) "Je passais les 5 premières années de ma vie chez lui", alors que plus tard, tu écris "Lorsque j’atteins l’âge de 9 ans, mon protecteur très malade à l’époque ne put me garder plus longtemps auprès de lui". Du coup c'est peut-être une faute de frappe, mais c'est le genre de détail auquel il faut faire gaffe x)

>> "J’avais alors 18 ans et je quittais définitivement le monde de l’enfance pour devenir un adulte." Là c'est juste pour l'info, la majorité à Steamtown c'est 21 ans ;) Ton personnage peut se sentir adulte avant, y a pas de souci, mais je tenais à préciser ça quand même (a)

>> Tu dis que ton personnage change de nom pour Henry Jekyll. Oui. On pourrait avoir plus de détails ? Pourquoi ? Pourquoi ce nom ? etc.


Histoire - Riorim

>> "Les plus grands spécialistes vinrent en classe pour partager leurs expériences." Alors en fait, on voit Riorim comme une petite île avec un petit hôpital. Au mieux y a un neurologue. Des spécialistes il y en a, mais pas des masses ils travaillent de façon générale (genre tu peux avoir un chirurgien qui a pour spécialités les opérations du coeur ou quoi, mais tout à fait capable de faire toute autre intervention)

>> Ensuite, dernier détail qui nous chiffonne un peu. Ton personnage est sous-directeur de l'hôpital, il gère toute la branche psychiatrie de celui-ci, il travaille pour l'orphelinat (d'ailleurs il y fait quoi ?), il donne des cours particulier et il s'occupe de sa fille. Mais ton personnage arrive à dormir un peu ? x) C'est peut-être un peu beaucoup pour lui, non ? On sait que c'est de la fiction, mais penses à être réaliste un peu Vui

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MessageSujet: Re: Thomas E. Brownlow - Les apparences sont souvent trompeuses !   Lun 17 Avr - 19:39

Ok les filles les corrections ont été faites ! Elles sont en rouge dans le texte... histoire que ça soit plus clair pour vous !

Briar

Vision du monde >> C'est vrai qu'en développant la fiche de mon perso je me suis dit que c'était un peu bizarre connaissant ton perso ! J'ai eu la flemme de le changer... Je sens que ça va donner des situations RPs assez sympas entre eux ! Vui

Serment >> Je crois que tu m'as mal comprise... ou que je me suis mal exprimée ! Ce que je voulais appuyer c'était le fait qu'ils voulaient "travailler ensemble". Comme je l'ai dit un peu plus haut en parlant du clan d'Elliott... tout l'intérêt d'être ami avec Elliott et de lui lécher les pompes c'est pour pouvoir faire partie de son équipe plus tard ! C'est ce qu'à fait Thomas... sans le côté manipulation bien sûr ! Ca lui est juste tombé dessus ! Boum !

Est-ce qu'il faudrait que je modifie cette partie pour que ça soit plus clair ?

Direction >> Je devais de toutes manières voir ça avec toi ! Alors j'ai modifié dans le texte en parlant du père d'Elliott ! J'en ai profité pour reprendre ta formule « c’est lui ou rien. Si tu veux que je reprennes cet hôpital, je le veux lui dans mon équipe ». La confiance d'Ellie c'est trop chou ! I love you De même j'ai modifié la reprise de contact... en collant à ce que tu m'avais dit.

Tu me dit s'il reste quelque chose à modifier ! Petit détail... je pense remodifié la fiche (post-validation) par la suite une fois que tu auras fait la fiche d'Elliott pour leur rencontre à Steamtown !

Moira

Pouvoir >> Je pense que je vais le laisser comme ça ! Ces matières ne sont que des exemples et je pense pas que j'aurais souvent l'occasion de les utiliser en RP de toutes manières !

Question >> Je t'avoue que j'ai encore du mal à saisir ! J'ai apporté les modifications qui je l'espère conviendront. Si ce n'est pas le cas, n'hésite pas à me le redire.

Religion >> J'ai retiré ce qui concerne la religion (Anecdotes + Histoire) Du coup le premier paragraphe de l'enfance d'Oliver a été remanié. Redis-moi seulement si tout joue pour toi ! Petite question... est-ce que la religion existe à Riorim ou pas ?

Monnaie >> Changé aussi ! Je me suis limitée à des pièces de bronze !

Age >> Mais oui que je suis con ! Hide Du coup j'ai modifié pour que le chiffre corresponde à 9 annnées.

Passage adulte >> Alors quand je parlais du passage à l'âge adulte je faisais référence au côtés psychologique de la chose... c'est une nouvelle vie pour lui loin de sa famille et donc une existence plus mature !

Nom >> J'ai ajouté une petite explication pour l'histoire du nom ! Histoire d'expliquer le prénom + le nom

Riorim >> J'ai enlevé le passage concernant les spécialistes. J'ai retiré également la co-direction de l'orphelinat ! Thomas ne donne plus que des cours particulier... comme activité accessoire ! Après c'est un bourreau de travail ! Il ne fait presque que ça... donc ça occupe pas mal de temps dans sa semaine ! Mdr

Alors voilà les modifs sont faites ! Redis-moi si ça te convient !
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Âge : 25 ans

Écus d'Or : 395
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Mon Histoire : Hamish est mort et habite le corps de son frère Harris. Ce dernier est allé le chercher dans les Mondes des Morts et il s’est retrouvé à partager son corps avec l’âme de son défunt frère dont il n’avait pas accepté la mort. C’était peut-être un peu irresponsable, il ne s’attendait pas à ce genre de situation. La cohabitation devient de plus en plus difficile et lui fait perdre la tête. – Il est à Riorim depuis une dizaines de mois seulement, envoyé par le Lièvre de Mars sur un coup de tête. Harris a compris rapidement où il était et s’est fondu au décor pour survivre et prend son mal en patience. Il trouverait un moyen de retourner de l’autre côté du dôme. Il n’est donc pas touché par le sort de l’Exile. – Il est apprenti boulanger sur l’île, après avoir bien insister pour être pris, ainsi il a un travail et gagne des sous afin de mieux survivre dans cette prison insulaire. Puis ça lui occupe l’esprit. Il aime particulièrement ce travail, loin de ses soucis et ses responsabilité en tant que Prince de Dunbroch. – Il vit chez Clochette sur l’île. Une sorte de colocation sauvage. Il n’est pas toujours là, des fois il est chez Elianor, où encore ailleurs. – Il ne parle pas seul, il parle à son frère. Ou alors c’est que c’est devenu une sale habitude. – Hamish est marié et Harris préfère les hommes. Ouais... Y’a des moments où c’est un peu compliqué.

Date d'inscription : 16/01/2017


Feuille de personnage
Pouvoirs/particularités:
Liste des armes:
Inventaire magique:

MessageSujet: Re: Thomas E. Brownlow - Les apparences sont souvent trompeuses !   Mar 18 Avr - 9:56



Le grand moment !
C'est enfin l'heure de ta validation.



Cheeehooo !

Après toutes les modifications de faites, ta fiches est dans les normes et corresponds à l’univers. On te souhaite donc officiellement la bienvenue sur le forum en tant que membre validey ! What a Face
Allez cours t’amuser. Va donc faire souffrir perso qui en a déjà bien vu :please:


Et même si tu es validé(e), tu n'es peut-être pas encore tout à fait familier avec le forum, alors on ne va pas encore te lâcher dans la nature sans baluchon, rassures-toi. Tu trouveras ici tous les liens nécessaire à ton installation sur ABSIT OMEN. D'ailleurs, peu importe où tu t'es égaré sur le forum, tu trouveras toujours le topic des liens utiles, ça peut toujours servir. Si des questions persistent, n'hésites pas à passer du côté de la FAQ ou d'embêter l'un des membres du staff. Mais avant tout, si tu veux pouvoir lier ton personnage aux autres et répertorier tout ce que tu as besoin de répertorier, tu peux d'office poster ta fiche de liens, ta fiche de rps, et pourquoi pas, si une envie folle te prend, poster ton journal intime. Tu pourras alors te lancer dans l'aventure du rp ici ! Les rps te feront gagner ce qu'on appelle dans le coins des écus d'or. Écus d'or qui t'inciteront à faire divers achats par la suite. Si tu souhaites découvrir ce qui peut t'attendre ou t'inciter à la dépense, je t'invite à faire un tour du côté de la banque, tu trouveras sûrement ton bonheur. Aussi, si tu as besoin d'un certain personnage à tes côtés, tu peux aussi poster dans les scénarii (n'en abuses pas, de toute façon tu es limité(e) à deux scénarii par personnage). Et enfin, si tu as juste envie de ne pas te prendre la tête, je te rappelle que le flood est à ton entière disposition, alors fais péter le compteur de messages ! Et si tu aimes ABSIT OMEN, on t'encourage à faire de la pub sur Bazzart et PRD (ou autour de toi) et voter aux top-sites !
Merci d'être là  

Et  amuses-toi bien par minou !
code (c) crackle bones


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Petit ours brun a décidé d’aller retrouver son frère. Il prépare son baluchon et part en expédition. Il l’a retrouvé et il partage son corps avec son frère. Il devra même apprendre à tout partager, comme sa vie. ▵ ©endlesslove.
“ Hamrish ou le Double-H ” ▵

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MessageSujet: Re: Thomas E. Brownlow - Les apparences sont souvent trompeuses !   Mar 18 Avr - 11:43

Ouais super !!! Pompom

Merci beaucoup pour votre fantastique travail les filles ! I love you

A tout bientôt en RP !!!
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MessageSujet: Re: Thomas E. Brownlow - Les apparences sont souvent trompeuses !   

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Thomas E. Brownlow - Les apparences sont souvent trompeuses !
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