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 red blood is just so hard to clean up. (esb)

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Âge : vingt-six ans.

Schizophrénie : e. moïra fawkes ; s.-robyn w. brixton.
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Date d'inscription : 16/01/2017
Localisation : principalement à arendelle, dans les royaumes du nord.


MessageSujet: red blood is just so hard to clean up. (esb)   Mar 17 Jan - 0:19


Elisabeth Sørensen-Bludvist.

i said don't worry it's not gonna hurt.


nom. Sørensen-Bludvist, d'après la reine. Le premier étant le nom de la famille royale d'Arendelle, le second celui de son mari. Sur l'acte de mariage, on parle pourtant juste de son nom d'épouse, mais Elsa tient à garder le nom de ses parents. Parce qu'elle est reine, et qu'elle décide bien ce qu'elle veut. Et parce qu'il lui semble légitime de ne pas avoir à soumettre ses ancêtres et sa descendance - si elle en a une - à porter un nom de barbare au détriment du leur.
prénom. Son prénom de naissance était Elisabeth, mais la reine se rappelle rarement avoir été appelée ainsi. On a toujours préféré la surnommer Elsa. C'était ainsi qu'Anna l'appelait, et c'est resté. Lorsque son père se mettait en colère, parfois elle entendait son nom de baptême... mais c'est à peine si elle s'y reconnaît à présent. Même auprès du peuple, elle reste Elsa.
âge. Vingt-six ans.
conte. Frozen.
personnage. La reine des neiges, et reine d'Arendelle.
date de naissance. Au solstice d'hiver.
situation familiale. Mariée à Drago Bludvist...
pouvoirs.
cryokinésie + Manipulation de la glace. Créations en neige ou glace, baisse des températures, provocation de chutes de neiges ou d'avalanche, gel des lacs, arrivée de l'hiver.
don de vie + Elsa peut insuffler la vie aux petites créatures qu'elle crée. Elle ne se l'explique pas, elle a juste créé Olaf et ses grosses guimauves - les petites aussi.
objets magiques. Des gants. Pour cacher son vrai visage, pour se refouler et obliger ses émotions à se manifester qu'au travers de ses expressions ou de ses discours. Bref, des gants qui, même s'ils ne parviennent pas à stopper sa magie, la réfreine au moins efficacement.
groupe. Longtemps indépendante, elle s'est rangée du côté de l'armée de dragons depuis son mariage. Qui rappelons-le, ressemble plus à un mariage forcé qu'à un mariage d'amour. C'était un pacte pour qu'elle évite une mort certaine à son royaume. Depuis, elle est donc contrainte de se ranger du côté de Drago Bludvist, son mari.
avatar. Sarah Gadon.

anecdotes.
Elsa est beaucoup plus sujette à la colère, surtout depuis sa grossesse. + Il lui arrive d'entamer de longues conversations dans le jardin privé avec la statue d'Anna et son ventre à peine gonflé. Elle n'a pas beaucoup de réponses de ses interlocuteurs. + Elle a un canard de compagnie. Parfois, sans prévenir, elle le retrouve dans des pièces où elle ne l'a pas vu la suivre. Une fois, il l'attend au pied de son lit, une autre fois il est posé sur la table du salon, etc. + Il y a des formules de politesses écrites de partout dans la chambre conjugale, au cas où Drago les oublierait. + Anna avait adopté un poisson rouge une fois, mais Elsa l'a tué malgré elle. En voulant lui donner à manger, elle a gelé tout l'aquarium. Et dans la panique, elle n'a pas réussi à faire revenir l'eau à un état liquide. Depuis, il a été décidé que les poissons n'étaient pas une bonne idée. + Depuis toujours mais surtout depuis qu'elle est enceinte, il y a des réserves de chocolat sous le lit de la reine. Quatre coffres à présent, pour être exact. + Si le froid ne fait aucun mal à la Reine des Neiges, en revanche celle-ci est bien plus sensible aux coups de chaud. Elle est la première - et la seule - à avoir de la fièvre lors de l'arrivée des beaux jours, et on la voit rarement dehors à cette période. + On a laissé tomber l'idée de la cheminée dans le château d'Arendelle, Elsa finit toujours par la geler, sous prétexte qu'elle ne supporte pas le chaud. + Elsa continue d'entretenir une correspondance avec ses cousines, mais elle espère qu'elles ne mettront pas les pieds de si tôt à Arendelle. Pas pour Drago ou les dragons, c'est juste que ses cousines n'ont pas forcément inventé l'eau chaude...

questionnaire.

Votre avis sur la magie ?
Ce n'est pas aussi simple que ça en a l'air. La magie est propre à chaque personne qui en est dotée, elle reflète sa personnalité et subit ses émotions. J'ai appris que ce n'était pas non plus une bonne idée de forcer à la taire, elle finira toujours par être plus forte que la personne qui a le malheur de la porter, et ressortira plus violente. Visiblement, on oublie aussi de s'en servir avec intelligence et subtilité. Il suffit de voir où cela nous a tous menés. Je ne suis pas contre la magie, elle a toujours un côté de bon à exploiter. Et peu toujours servir en cas d'attaque des atlantes dans le fjord, mine de rien. Mais ce serait tellement plus simple si l'on vivait dans un monde où la magie n'est que fantaisie. Pas de pouvoir démesuré, irrationnel. Pas de parti pris à coups de sorts. Pas de sentences à coups de malédictions. Pas de marché inéquitable, ou en tous cas, un moindre prix à payer pour.

Quelle était votre place avant le conflit avec The Witch ?
Je n'en avais pas, la distance géographique et le reculement des Terres du Nord par rapport au reste du monde me permettait d'avoir ce recul par rapport à toute l'actualité à propos du Grand Sud. J'avais vent des grands événements, des réunions secrètes révélées au grand jour et du sang à flots qui transformait les auberges de villages en boucherie. J'ai eu vent de ces événements, et je ne pouvais que me faire toute petite dans mon royaume à l'époque sans défense. Au moins les miens n'étaient pas au coeur de l'action, et c'était tout ce qui importait à l'époque. Bien sûr, il y avait la peur que l'action arrive aussi dans le Nord. Mais elle s'était tue quand l'Exil avait commencé. J'aurais mieux fait de continuer de me méfier...

Pourquoi ce camp ?
La question semble suggérer qu'il y a eu un choix, je me trompe ? Il n'y en a pas eu. Ou pas vraiment. C'était soit je me ralliais aux barbares et j'acceptais d'épouser leur chef, soit mon château et tout le royaume brûlaient sous les gosiers des bêtes volantes de Drago Bludvist. J'ai pris la pire décision de ma vie, sans doute, mais je ne pouvais faire autrement. Et puis j'ai eu de la chance. Si ça n'avait pas été lui, ç'aurait été quelqu'un d'autre. Et ce quelqu'un d'autre ne m'aurait peut-être pas permis de faire un semblant de choix. J'ai peut-être un royaume infesté de parasites bourins et bourrés, mais au moins j'ai une armée. Et au vu de la situation actuelle des choses, ce n'est pas un luxe quand on est à la tête d'un petit royaume au milieu d'une grande guerre du pouvoir. Bref, l'alliance avec les barbares n'était pas mon idée, loin de là, mais je ne peux pas vraiment m'en plaindre maintenant.

crackle bones



Derrière l'écran
pseudo & prénom. Raclecue.
âge. Deux croix.
fréquence de connexion. Beaucoup trop de fois.
inventé ou scénario. À moitié inventé.
commentaires. /
code du règlement. Je le connais par coeur.


Dernière édition par Elsa S.-Bludvist le Jeu 11 Mai - 17:08, édité 4 fois
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Âge : vingt-six ans.

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MessageSujet: Re: red blood is just so hard to clean up. (esb)   Mar 17 Jan - 0:19


heart of gold once turned cold.

a frozen story.




L'origine de toute chose.


« … et après avoir décoré son jardin de centaines de statues de glaces elle plongea tout le territoire sous une épaisse couche de neige. » Elle remonta la couverture jusqu’au menton de son garçon. C’est l’histoire, ou le froid sans pareille, qui l’avait déjà profondément endormi. L’histoire de la Reine des Glaces faisait partie de ces légendes que l’on raconte aux enfants pour les assagir, ou au coin d’un feu, entre amis, dans une version plus sanglante, pour se faire peur. On s’imagine qu’il ne s’agit que d’histoires. Mais celle-ci est si ancienne qu’on a préféré oublié qu’elle était réelle. Que la Reine des Glaces était bien faite de chair et de sang. Certains osent croire à son mythe, préférant vivre dans la peur et être préparé à un prochain retour plutôt que de vivre dans le déni. Mais très peu se persuadent vraiment qu’elle est encore là, quelque part sur le continent, baignant dans l’oeuvre de son incroyable magie. Son palais de glace est figé dans le temps, tout comme ces pauvres êtres qu’elle a gelé sans pitié qui vous glacent le sang lorsque vous les croisez dans la cour de son château.

Ces dernières années, les hivers se font bien plus timides à Arendelle. C’est à peine si parfois, on aperçoit quelques flocons tomber. La reine ne s’inquiéta pas le moins du monde de la saison la plus froide de l’année lorsqu’elle tomba enceinte de son premier enfant.
Ce fut le jour du solstice d’hiver que l’héritière du trône d’Arendelle s’apprêtait à prendre vie. C’était à la tombée de la nuit la plus longue de l’année. De violents vents glacés sifflaient entre les habitations du royaume, faisant claquer les volets et les dents de la population. Au château, une petite fille voyait le jour - du moins, ce qu’il en restait. Elle était frêle et pâle, sa peau et ses cheveux étaient presque translucide. Rien à voir avec les visages chaleureux de ses royaux parents. Le personnel soignant pensa que la faute revenait aux basses températures. Qu’une fois que l’enfant se serait réchauffée, tout rentrera dans l’ordre. On l’appela Elizabeth. Un hommage à quelque ancêtre féminine ayant fait de grandes choses pour Arendelle. Un prénom qui l’intimait à surpasser son homonyme.

Elisabeth devint rapidement Elsa. C'était d'abord le surnom que lui donnait la famille proche. Puis les habitants du royaume. Puis à peu près tout le monde. Ne restaient de son prénom d'origine seulement quelques traces sur les papiers officiels. Mais le nom restait bien le cadet des soucis des parents Sørensen. Il se trouvait que, dès les premières semaines de l'enfant, des événements peu ordinaires arrivaient. Une fois c'était une tempête de neige, petite mais soudaine, apparue avec les pleurs d'Elsa et s'étouffant rapidement à la fin du caprice de son caprice. Un autre jour, des chutes de neige. Rien d'alarmant, mais l'on fit vite un rapprochement entre les humeurs de l'enfant royal et celles de la météo. En tous cas, ses parents le firent. Le père, informé de l'existence de la magie puisqu'il avait déjà rencontré les trolls de pierre, avait présenté sa fille à ceux-là. Ils étaient sa source d'information pour tout ce qui sortait de l'ordinaire. Elsa sortait de l'ordinaire. Et il fallait savoir si l'on devait s'en inquiéter, si le couple royal offrait à la couronne une nouvelle Reine des Neiges. Serait-elle comme la première ? Les trolls les rassurèrent. Sa magie avait l'air pure, sa magie serait belle tant qu'elle saurait la contrôler. Il n'y avait de toute façon aucun moyen de la lui retirer. Les trolls ne savaient pas faire cela, et Elsa était encore trop jeune et inoffensive pour que l'on se mette à voyager pour trouver quelqu'un capable de lui enlever tous pouvoirs.

Et puis, il y eut Anna.


Le ciel s'est réveillé.


Il y a des enfants qui ne s'entendent pas, et ce dès la naissance du cadet. Et puis il y a ces aînés, qui prennent la décision de choyer leur petit-frère ou leur petite-soeur, parce qu'ils avaient trop longtemps vécu trop seuls, parce que la solitude leur pesait à l'intérieur d'un immense château de silence et d'adultes. Elsa était de ceux-là. Elle attendit, trépignant d'impatience, d'atteindre l'âge de quatre ans et des brouettes avant d'enfin rencontrer sa petite soeur. Elle s'appelait Anna et respirait la chaleur. Contrairement à son aînée, qui semblait petit à petit faire une avec la blanche neige. Mais plus elles grandirent et plus leurs différences se remarqua. Elsa avait les cheveux bien trop clairs pour être encore qualifiés de blonds, et sa peau était si pâle que l'on se demandait si elle connaissait le principe même du soleil. Ses yeux bleus rappelaient les lacs gelés en hiver. Anna était tout le contraire. Les yeux aussi verts que les arbres au printemps, des tâches de rousseur, une chevelure presque flamboyante. Et elles s'entendaient comme cochons en foire. On ne prit pas la peine de leur aménager une chambre à chacune, elles souhaitaient de toute façon passer leurs nuits entre les quatre mêmes murs. On ne prenait plus la peine de leur faire des cadeaux individuels, elles finissaient par dire qu'ils étaient à elles deux. Les domestiques prenaient encore rarement la peine de les séparer afin de les punir, elles finissaient toujours par se retrouver sans avoir besoin de leur autorisation. Elsa était une enfant très sage avant. Avant Anna. Après, on parlait d'une petite peste. Le genre d'enfant entraînée par sa petite soeur à faire les quatre cent coups. Une fois on les retrouvait en cuisine, dévalisant les placards des réserves de chocolat. Une autre fois, elles s'amusaient au patin dans la salle du bal, qu'Elsa avait pris soin de geler. Les pouvoirs d'Elsa se développèrent d'ailleurs au fur et à mesure qu'elle les utilisait lors de ses activités avec sa petite soeur.

Un soir, Anna réveilla sa grande soeur. Pas parce qu'elle avait fait un cauchemar, ou pour lui dire quelque chose à l'oreille. Juste pour jouer. Ne trouvant pas le sommeil, elle avait entraîné l'aînée à la suivre dans ses jeux. Elles arrivèrent une nouvelle fois à la salle de bal, qu'on leur avait formellement interdite depuis que les portes de bois avaient gonflé à cause de l'humidité et que le sol était devenu glissant à cause du verglas magique d'Elsa. Mais elles n'eurent cure des interdictions et y retournèrent en pleine nuit, éclairées seulement par la pleine lunes et les milliers de petites étoiles qui l'accompagnaient. Elsa fit tomber la neige, et elles commencèrent toutes les deux avec quelques sculptures faites de poudre glacée. Elsa bâti ensuite un paysage de dunes de neige, dans lequel elles firent ensuite quelques descentes en luge. Puis Elsa créa de nouvelles dunes, au fur et à mesure qu'Anna sautait pour qu'elle y plonge. Mais Anna était plus vive, et Elsa avait sommeil. Anna courait et Elsa manquait de vigilance. La cadette prenait de l'avance, tandis que l'aînée ne savait plus ce qu'elle faisait. La chute fut violente. Tout flocon cessa de tomber, le temps s'était brutalement arrêté. Anna s'était brutalement arrêtée de crier et jouer. Il n'y eut alors que les pleurs d'Elsa, et des cris, mais il s'agissait de cris de détresse, pas de cris de jeux.
On emmena la deuxième fille du couple royal pour sa première visite aux trolls de pierre. Elle était totalement endormie, molle et inconsciente dans les bras de son père, furieux d’imaginer que sa fille puisse être en train de mourir à cause d’une magie qu’ils avaient quelques années plus tôt prétendue belle. Fort heureusement, la vie d’Anna n’était pas en danger. Sa soeur en revanche, avait des chances de la mettre en danger plus tard. Cette nuit-là, ç’avait été un coup de chance. Un coup qui était parti à la tête, rien de trop grave. Ce n’était pas un coup au coeur. Mais afin de prévenir tout enthousiasme démesuré de la cadette concernant les pouvoirs de sa soeur qui pourrait déboucher sur un nouvel accident, on lui ôta tout souvenir dégoulinant de magie. Cela devait s’arrêter là, Elsa n’avait plus qu’à réfréner ses pouvoirs - les trolls lui offrirent des gants pour cela. Mais son père voulu prendre d’autres mesures qui selon lui préserveraient ses deux filles. Il empêcha toute forme de contact entre elles. Chacune eut dès lors sa propre chambre, les dîners familiaux devinrent des repas en solitaire. On ferma également les portes du château. Si Anna avait eu un accident avec les pouvoirs de soeur, n’importe qui d’autre pouvait en souffrir. Même les domestiques avaient pour interdiction d’entrer dans la chambre de l’héritière. Seuls les parents pouvaient se le permettre. Ils étaient les seuls contacts d’Elsa. Bien sûr, il lui arrivait de temps à autre d’entretenir une correspondance avec ses princesses de cousines, mais elle ne les voyait jamais autrement que sur un portrait. Et ce fut ainsi pendant de longues années. Anna, de l’autre côté de la porte, ne comprenait pas pourquoi Elsa s’était si brutalement isolée. Celle-ci avait alors prétendu être malade, mais plus le temps passait et moins son excuse était valable. Alors elle lui demandait seulement de s’en aller et d’arrêter de perdre son temps. Elsa n’avait pas le droit de sortir de cette chambre. Jusqu’à…

Jusqu’à ce qu’une dizaine d’années plus tard, le couple royal trouve la mort lors d’un voyage en mer. Une visite diplomatique dans les royaumes plus ensoleillés de la Forêt Enchantée. Le temps ne leur avait pas offert une mer d’huile, et des vagues de plusieurs mètres de hauteur avaient engloutit le navire et la totalité de son équipage. Après plusieurs mois sans nouvelles, on offrit un semblant d’enterrement aux personnalités royales disparues sous les flots. Jamais leurs cadavres ne furent retrouvés, mais l’espoir n’était que fantasme. Elsa pu alors enfin sortir de sa prison glacée, pas pour la cérémonie bien sûr, mais seulement parce qu’elle devait assister aux réunions des conseillers du roi défunt, pour assurer la présence royale et donner son véto sur les décisions les plus conséquentes. Et puis il y aurait le couronnement quelques mois plus tard, lors de sa majorité. Alors on ouvrirait enfin les portes du château, au village comme au reste du monde.

Les premiers jours de printemps bourgeonnaient enfin. Le village s’était semble-t-il réveillé après une longue hibernation. De nombreux stands avaient ouvert, les boutiques tentaient d’attirer de leur vitrine le plus grand nombre d’étrangers venus parfois de loin. Partenaires économiques ou politiques, personnalités voisines, populace intéressée et ayant les moyens de voyager… cela faisait longtemps que l’on avait pas vu autant de monde à Arendelle. L’enterrement de feu le couple royal s’était fait dans la discrétion, mais découvrir le visage de la princesse dont personne ne savait grand chose, pas même sa propre soeur, avait attisé la curiosité. Et puis c’était l’occasion de tisser de nouveaux liens avec le petit royaume, d’y piocher tout ce qu’il y avait d’intéressant à piocher. C’était un supplice pour Elsa. Elle avait passé des lustres à tenter de se contrôler, la voilà qui devra se gérer seule face à une multitude de têtes. Et le maître de cérémonie, depuis l’enterrement l’une des seules personnes avec quelques domestiques ayant le droit de lui rendre visite, avait été formel : elle devra porter le sceptre et la couronne à mains nues. Elle ne pourrait pas compter sur ses gants pour la réfréner. Elle avait passé plusieurs semaines à s’entraîner. Les résultats étaient plus ou moins satisfaisants, mais elle savait pertinemment qu’ils le seraient moins face à une foule, et l’angoisse en prime.
Le jour du couronnement fut une véritable catastrophe. Ça n’avait pas été la cérémonie le problème. Tout le monde n’avait vu que du feu. Mais il y avait un paramètre aléatoire qu’Elsa aurait dû prendre en compte : Anna. Alors que le gratin des régions voisines s’adonnait à la valse, la petite soeur de la nouvelle reine s’était présentée à elle agrippée aux bras d’un inconnu. Pour demander la bénédiction à sa soeur de se marier avec lui. Elsa ayant à peine retrouvé Anna, et ayant compris au travers de l’histoire de ses ancêtres que les mariages forcés ou précipités ne donnaient jamais de bonnes choses, refusa catégoriquement. On n’épouse pas un homme que l’on connaît à peine. Les choses s’envenimèrent. Anna insista, Elsa aussi. Anna pris un gant de sa soeur, et ses pouvoirs firent leur apparition. Un mur de glace s’était maintenant dressé entre les deux soeurs, tandis qu’Elsa pouvait apercevoir derrière Anna une multitude d’expressions sur les visages des convives. Incompréhension, curiosité, horreur. La réalité de la scène avait des allures de cauchemars. Elsa fit ce qu’elle avait de mieux à faire : elle prit la fuite et quitta Arendelle.


How to break a curse.


Pendant de longs mois, Elsa avait vécu en solitaire dans un château de sa propre création, perdue au milieu des montagnes au Nord du royaume. Sans le savoir, elle avait plongé ce dernier dans un hiver interminable… en plein milieu de la saison estivale. Sa soeur avait fini par la retrouver avec de nouveaux inconnus à ses côtés - si on faisait abstraction du bonhomme de neige devenu animé de leur enfance. Elle tenta de la convaincre de revenir au château et provoquer le dégel, mais l’aînée refusa. Elle était considérée comme une sorcière, autant vivre en tant que tel plutôt que de diriger un royaume. Ici, elle n’avait juste à se soucier que d’elle-même. Seulement, en rejetant Anna, elle envoya de la glace dans son coeur. De cela non plus, elle ne s’était pas rendue compte. Ainsi, elle la condamnait à une mort certaine, comme les trolls de pierre l’avaient dit à son père. Ce fut au tour de Hans, le premier fiancé d’Anna, de se présenter dans la nouvelle demeure de la reine. Il lui expliqua tout. L’état d’Arendelle, mais surtout l’état de sa petite soeur et sa part de responsabilité là-dedans. Il réussit à la faire revenir, au moins pour tenter de faire quelque chose pour la pauvre Anna. Elsa fit l’erreur de s’assoupir sur le trajet. Et lorsqu’elle se réveilla, elle était dans les prisons du palais, attachée comme une bête contre l’un des murs, avec pour seule distraction une mince vue sur les toits de la ville. Hans vint lui annoncer la mort d’Anna. Il avoua aussi qu’un conseil se tiendrait pour décider du sort de la reine. Puis il repartit, laissant la reine seule avec ses soucis et les désastreuses nouvelles.
Quand il revint, c’était pour lui annoncer sa condamnation à mort. Il l’accompagna jusqu’au phare, au bord de l’immense lac gelé. Au moins, sa mort permettrait-elle le retour des beaux jours. Il l’obligea à se mettre à genoux, et n’eut aucune résistance en retour. Il leva son épée, le temps avait l’air de s’être allongé, et lorsqu’il voulu abattre son arme, quelque chose l’en empêcha. La lame vola en milliers d’éclats qui se dispersèrent sur la surface lisse et immobile de l’eau solidifiée. Anna venait de véritablement donner son dernier souffle en voulant sauver sa soeur. Alors Elsa se redressa, vit ce qui lui avait évité la mort, et compris qui aurait vraiment profité de la mort de la reine et de la princesse, étant presque marié à celle-ci. Hans sentait que la situation se retournait contre lui. Il avait profité du chagrin de la reine, mais il savait qu’il ne pouvait rien faire contre sa colère. Qu’avait-il après tout pour contrer les pouvoirs de l’hiver ? Elle voulu lui faire passer une leçon, mais la vue d’Anna lui brisa le coeur. Elle prit la nouvelle statue de glace grandeur réelle dans ses bras, regretta de ne rien avoir fait plus tôt alors qu’elle aurait encore été en mesure de le faire, regretta d’ailleurs d’avoir fait confiance à un inconnu. Non seulement on n’épouse pas un homme que l’on connaît à peine, mais on ne lui fait pas confiance non plus. Et par le pouvoir de l’amour, ou juste tout simplement grâce à une quelconque forme de magie. Peut-être qu’Elle agissait déjà à cette époque… Anna reprit des couleurs, et retrouva la faculté de respirer.

On renvoya Hans d’où il venait, après de longs échanges avec le roi son père. Il ne promettait pas un traitement de faveur pour son treizième fils. Tout le monde fut renvoyé chez lui, et Elsa s’assit enfin sur le trône qui lui revenait de droit. Ses pouvoirs furent connus de tous, mais peu s’y opposèrent. Et ceux qui le firent eurent la bonne idée de quitter le royaume. Anna connut une nouvelle idylle avec un simple marchand de glace, et la reine ne s’y opposa pas, elle estimait que sa petite-soeur avait appris la leçon - Elsa s’était d’ailleurs toujours demandé quel genre de personnage pouvait avoir l’idée d’acheter des blocs de glace. Bref, les soeurs connurent ce qui ressemblait le plus à une fin heureuse. Et l’histoire aurait pu s’arrêter là. Mais on n’arrête pas le temps sur les bonnes choses. Après la pluie vient le beau temps, mais l’orage finit toujours par revenir.


Après les fins heureuses.


Un jour, le ciel se voila. Un homme, une armée, et une montagne de dragons étaient venus aux portes du royaume d’Arendelle. Et Elsa n’avait qu’une toute petite armée pour la protéger. Et encore, elle serait morte avant de soupirer. N’ayant pas la force militaire d’envoyer loin ce qui ressemblait à une menace à sa tranquillité, elle accepta de négocier. Si on pouvait appeler cela négocier. En fait, on lui offrit un choix. Soit, elle acceptait l’offre et on foutait la paix à son royaume ridicule, mais on lui collait un homme qu’elle ne connaissait pas pour mari. Soit elle refusait, et Arendelle brûlait avec tous ses occupants sous les gueules enflammées des dragons du barbare. Est-ce qu’on appelait vraiment cela un choix ? Elsa accepta l’accord, et signa la fin de sa tranquillité à elle. Elle fit preuve de résistance au départ. Elle glaçait les serrures pour empêcher son époux de dormir dans la même pièce qu’elle. Elle posait une couche de verglas sur le sol du palais pour jouer de mauvais tours aux hommes de Drago - mais ses hommes à elle en pâtissaient aussi. Elle gela plusieurs fois des parties du corps de son mari, mais sa force physique colossale annulait trop facilement sa magie. C’en était même pas drôle. Les premières années furent difficiles, insupportables pour Elsa. Anna s’y était vite fait. Elle avait rencontré un dragon, alors elle se mettait en tête qu’elle monterait dessus. Elle harcelait toujours Drago pour des entraînements, tandis qu’Elsa courait après sa petite soeur pour l’en protéger. Sa soeur n’avait pas froid aux yeux certes, elle était courageuse et tout plein de choses, mais elle n’était pas en mesure de réussir à ne pas s’attirer d’ennuis.

Le temps passa, et après les reproches, Elsa comprit que Drago et tous ses hommes lui avaient plutôt apporté une protection face à ce que son monde devenait. Une lutte entre les territoires pour le pouvoir. Si Drago ne l’avait pas épousée, un autre chef de clan l’aurait sûrement étranglée pour s’emparer de la couronne. Arendelle n’était pas un royaume excessivement riche, mais il était assez petit pour être pris facilement. Une entente se créa enfin entre les époux. Elsa reprochait toujours à Drago son manque d’hygiène et de civilité, mais elle comprit qu’elle ne pouvait pas faire grand chose pour le changer. Si ce n’est le coincer dans une salle de bain et de ne dégeler les murs que lorsqu’il aurait pris un bain. Ou lui coller des pieds froids contre ses mollets chaque fois qu’il prononçait un mot trop vulgaire une fois dans la chambre conjugale.

Et puis Anna fit des siennes. Évidemment, Elsa n’avait pas levé son interdiction de toucher ou de regarder de trop près un dragon. Mais Drago ne lui avait pas posé d’interdiction, alors Anna s’était permise de ne pas écouter les sages conseils de sa soeur. Sans prévenir personne, elle avait monté un dragon. Elle avait dû avoir assez contemplé les hommes de Drago le faire pour réussir à y arriver à son tour. Et elle s’était envolée. Littéralement. Elsa l’avait cherchée des jours, elle avait organisée des battues à travers le pays. Elle avait soupçonné Hans de l’avoir enlevée pour servir quelque vengeance. Une semaine à peine fut passée lorsque la nouvelle tomba. On avait retrouvé la petite rouquine, presque vivante. Elle avait été chez la Reine des Glaces. Reine des Glaces qui, se sentant sans doute menacée par l’arrivée des barbares et tout ce qu’ils entraînaient sur leur passage, avait pétrifié dans la glace la jeune soeur bien-aimée de l’épouse de leur chef. Ainsi, elle avait son moyen de pression. Elsa s’était alors rendue sur place, et si elle ne parvint pas à supplier la Reine de ramener Anna à la vie, elle réussi tout de même à avoir l’autorisation de la ramener au palais. Et c’est ainsi qu’une statue de glace aux détails finement sculptés décore à présent le petit jardin des filles Sørensen, près du banc sur lequel elles avaient parlé des heures. Quand elles le pouvaient encore. Elsa a alors fait grandir l’abri qu’Anna avait fait construire pour les canards. Désormais, il protège également la statue de la pluie et des fientes de dragons.
Elsa, elle, s’est trouvé une nouvelle excuse d’en vouloir à Drago. Avec ça et les hormones, elle n’avait jamais été aussi mauvaise avec lui. Car oui, elle avait appris sa grossesse il y a trois mois, et elle n’avait même pas pu partager ce moment avec sa soeur, juste avec une parfaite représentation d’elle, comme si le temps s’était figé sur Anna et seulement sur Anna.

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Dernière édition par Elsa S.-Bludvist le Jeu 11 Mai - 16:56, édité 8 fois
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Mon Histoire : il était un petit navireuh qui n'avait ja-ja- jamais naviguey ohey ohey
ohey oheyyyy matelot ! mateloe naviiiigue sur les flooooots !

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MessageSujet: Re: red blood is just so hard to clean up. (esb)   Dim 9 Avr - 18:21

Allez on se bouge le cul ! Y’a un barbare qui n’attend qu’une chose c’est de tr*ncher sa femme !

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pour me mp : ebony. ❤︎
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MessageSujet: Re: red blood is just so hard to clean up. (esb)   

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red blood is just so hard to clean up. (esb)
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